‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 2)Chapitre 95 sur 153 · Oritish 7nccl. Joiirn., 2i am\\88ii · texte numérisé non relu

Oritish 7nccl. Joiirn., 2i am\\88ii

ET OPHTALMOPLÉGIES SOUS-PÉDONCULAIRES. 405

VII. — Reste à expliquer la paralysie de la sixième paire, qui nous a si fort embarrassés dès le début.

Vous saurez d'abord que cette paralysie n'est pas constante. Il y a des moments, des heures, des jours même, pendant lesquels nous ne l'observons pas. L'Ophtalmoplégie n'est donc pas invariablement totale. Elle ne l'est que par instant. Ceci déjà nous permet de supposer que nous n'avons pas affaire à une altération des centres fonctionnels de l'aqueduc.

Et si, d'autre part, vous examinez, sur le schéma que je vous

Fig. 168. — Localisation supposée de la lésion chez la même malade (figure précédente.)

Face inférieure du mesencéphale. — Ch, chiasma optique. — BO, bandelette optique. — PP, pied du iiédoncule cérébral. — PV, protubérance annulaire. — Pcm, pédoncule cérébelleux moyen. — III, nerf moteur oculaire commun. — V, trijumeau. — VI, moteur oculaire e.Kterne. — VII, facial. — L, lésion supposée.

présente (Fig. 168), les rapports de la sixième paire droite avec le foyer morbide, dont j'ai dessiné le contour supposé à la face inférieure de la protubérance, vous vous rendrez compte de la participation éventuelle et intermittente du nerf abducteur droit aux manifestations paralytiques.

Il me faut également vous dire que le nerf facial du même côté

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est lui-même, de temps à autre, intéressé : la voix est parfois nasillarde et nous avons souvent constaté le reflux des liquides par les fosses nasales. Le voisinage immédiat du tronc de la septième paire et de la sixième permet, en somme, l'interprétation de ces accidents passagers.

VIII. — Est-il possible de diagnostiquer la nature de la lésion?

Rien ne nous autorise à affirmer la syphilis. La malade n'a certainement pas de tubercules pulmonaires, mais plusieurs de ses frères et sœurs sont morts phtisiques. Voilà une forte présomption en faveur de l'existence d'un tubercule massif dans la région basilaire. Je ne puis pourtant pas me prononcer catégoriquement, en l'absence de tout autre symptôme rationnel d'infection tuberculeuse.

La région basilaire nous réserve souvent des surprises anatomopathologiques : ostéo- sarcomes de la selle turcique, anévrysmes de l'artère cérébrale postérieure ou de la cérébelleuse supérieure, tumeurs du corps pituitaire, etc. Ce sont là, par l'apport à la tuberculose, des exceptions, sans doute; mais il en faut tenir compte. Ici, toutefois, la tuberculose est d'autant plus vraisemblable que les symptômes de diffusion sont plus prononcés.

J'espère, Messieurs, que l'étude de ce cas vous aura démontré la nécessité de ne pas vous arrêter au simple énoncé du Syndrome de Weber dans le diagnostic des multiples maladies cérébrales qui produisent V Hémiplégie alteime supérieure: et j'espère vous avoir prouvé que la détermination topographique des lésions sous-pédoneulaires et sous-protubérantielles ne dépend pas seulement de la constatation de ce syndrome. Le dernier fait que nous venons d'étudier vous permettra, entons cas, d'apprécier V importance des Ophtalmoplégies dans les Tumeurs cérébrales.

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