Berkeley, Médical News, 15 juillet
Fig. 199. — Lésion de la convexité des hémi sphères incriminées dans un cas de Tic facial. (Cas de Berkeley.)
TICS ET SPASMES CLOMQUES DE LA FACE. .Ml
Au demeurant, un Spasme, né d'une cause quelconque, peut se transformer en un Tic, en créant chez un prédisposé une habitude morbide qui s'installera définitivement, après que la cause du réflexe aura disparu.
L'âge lui-même, dont on a voulu tirer un renseignement décisif, n'est pas une donnée plus satisfaisante. Les jeunes ont le Tic, dit-on, et les vieux, le Spasme.
On T'explique ainsi : le Tic est un mouvement contracté par l'habitude. Les vieillards, ayant passé l'âge des habitudes, n'ont pas de Tic. Or nous savons que les vieux prennent très facilement des habitudes, et plutôt les mauvaises; je ne vois donc pas dans l'âge l'élément de différenciation annoncé.
L'influence des maladies encore a été invoquée, comme aussi celle des tempéraments et des diathèses. Sans doute, elle n'est pas nulle, là plus qu'ailleurs.
Les auteurs insistent sur une prédisposition héréditaire et accusent l'influence familiale : ils font du Tic une maladie de famille se transmettant de père en fils. Il faut en rabattre, mais ce qui reste, ce qu'on retrouve dans toutes les observations de Tic, en dehors de l'hérédité, c'est un état mental spécial, des bizarreries, de l'excentricité, bref une tournure d'esprit qui marque plus ou moins de déséquilibration. J'y reviendrai dans mes conclusions, car c'est là et non ailleurs, la base même du diagnostic.