SG(G
li^. 221. — Coupe vertico-transversale schématique des hémisphères passant par la capsule interne, et représentant le Irajet supposé des voies sensilives.
ii. hémisphère gauche. — D, hémisphère droit. — ce, corps calleux. — ci capsule interne. — NC, noyau caiulé. — Th, thalamus. — M. noyau lenticulaire. — M!, noyau rouge. — Pcs, Pédoncules cérébelleux supérieurs. — Pci, pédoncules cérébelleux inférieurs. Les fibres sensitives du côté droit du corps, contenues dans le cordon de Burdach SD (B) et dans le cordon de Goll SC(C) sont supposées franchir la ligne médiane pour se porter dans la capsule interne et du côté gauche. — One partit- d'entre elles. SD, se rendrait à l'écOrce de l'hémisphère gauche; une autre partie SD' se- rendant à l'hémisphère droit passerait par le corps calleux ce. — Ces libres s'entre-croisent avec celles du côté opposé SG, SG' (figurées en pointillé) qui suivent un trajet symétrique.
sibilité, qui continuent leur chemin à travers le bulbe et le mésocéphale, pour aboutir à une région encore indéterminée de l'hémisphère. Je ne vous imposerai pas la description de leur trajet très compliqué entre le cerveau proprement dit et la moelle allongée.
DANS LES HÉMIPLÉGIES D'ORIGINE CORTICALE. 557
Une figure schématique vous fera saisir du premier coup la disposition de l'ensemble (Fig. 221).
Supposons que les fibres en question partent de l'écorce cérébrale pour se diriger à travers la capsule interne vers la région bulbaire (c'est la direction inverse de celle que suit leur courant nerveux).
Au-dessous de la capsule interne, elles s'entre-croisent avec celles du coté opposé sur la ligne médiane et continuent leur parcours descendant à travers le bulbe jusqu'au cordon postérieur de la moelle, du côté opposé à l'hémisphère dont l'écorce leur a servi de point de départ. La majeure partie d'entre elles va constituer le cordon deBurdach; une autre partie, moins importante, contribue à la formation du cordon de Goll : enfin, une partie, plus faible encore, se confond avec l'autre cordon de Goll, c'est-à-dire celui qui est situé du même côté que le point de départ hémisphérique. La figure est suffisamment explicite : elle vous fait voir que certaines fibres du ruban de Reil, issues de l'hémisphère gauche, vont au cordon de Goll du côté gauche.
Ces fibres ont passé par le carrefour sensitif, et elles ont franchi la ligne médiane deux fois au-dessous de ce carrefour. Vous voyez donc, sans que j'aie à insister sur leur point d'arrêt dans les centres infra-corticaux, qu'elles représentent un système à double décussation spinale. Rien ne prouve que, plus bas encore, elles ne se déçussent pas de nouveau, et tout prouve qu'elles doivent se décusser: je n'aurai qu'à vous rappeler les faits d'hémiparaplégie croisée qui caractérisent le Syndrome de Brown-Séquard.
C'en est assez, je suppose, sur la direction et la distribution générale des fibres qui composent le ruban de Reil et j'ai hâte d'arriver aux faits anatomo-pathologiques où ces données élémentaires pourront trouver leur emploi.
Une observation de Knapp, souvent citée, est parmi les plus instructives.
Au cours d'une trépanation pratiquée dans un cas de compression cérébrale par enfoncement de la paroi osseuse, Knapp explorait avec l'index la surface de l'hémisphère. Un mouvement involontaire lui fit enfoncer brusquement l'index dans la pulpe encéphalique, juste au niveau du tiers moyen de la circonvolution pariétale gauche. La lésion produite par cette maladresse fut donc gravement destructive. Il s'ensuivit une monopUgie brachiale droite, avec
perte absolue des sensibilités tactile, musculaire et articulaire dans le membre supérieur droit. Les sensibilités thermique et douloureuse étaient conservées. Un an après le traumatisme, lanesthésie monoplégique durait encore1.
Je crois. Messieurs, qu'il est parfaitement possible d'expliquer
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