‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 3)Chapitre 67 sur 163 · ONZIEME LEÇON · texte numérisé non relu

ONZIEME LEÇON

Travaux récent? su: i\ syphilis spinale :

I. Axatohie pathologique. — Le> lésions syphi lit iques proprement dite* sonl des gommes et des scléro-gommc's. — Les autres lésions (oblitérations vasculaires, ramollissements , n'ont rien de caractéristique. — Analogies entre les ramollissements spinaux et cérébraux. — La dissémination des lésions entraîne la diffusion des symptômes. — Difficultés d'une classification rationnelle des faits cliniques.

II. Étude clinique. — Division artificielle eu "> groupes II. Lamy :

1° Myélite syphilitique aiguë. — Elle ne se distingue en rien des myélites aiguës produites par d'autres processus infectieux. — Elle fait souvent partie îles accidents secondaires de la vérole.

2° Mkmngo-myéi.ite syphilitique. — On peut la considérer comme la manifestation presque exclusive de la syphilis spinale. — Symptomatologie : douleurs: rachialgie; paraplégie incomplète, flasque d'abord, spasmodique ensuite; exagération des réflexes; raideur: douleurs pseudo-névralgiques; troubles trophiques; troubles sphinctériens ; (roubles sensitifs ; Syndrome de Brown-Séquard. — Tous ces symptômes peuvent s'expliquer par des phénomènes de compression radiculaire. — Troubles oculaires. Ils sont sous la dépendance d'une localisation méningitique supérieure.

3° Paralysie spinale syphilitique d'Erb. — Son subêtratum anatomique et son individualité clinique sont douteux. — Erb admet une lésion des cordons postérieurs et latéraux : lésion de tabès combiné. — Symptomatologie : absence de douleurs, rigidité peu accentuée. — Démarche de canard. — Troubles sphinctériens.

III. On doit considérer la Paralysie spinale (Y Erb comme une des phases du processus méningo-myélitique. — Exemples cliniques : 1er malade. — Rôle des traumatismes dans l'éclosion des accidents syphilitiques. — Troubles oculaires. — Troubles sphinctériens.

I\. 2e malade. — Les phases successives d'aggravations el d'améliorations sont caractéristiques des évolutions syphilitiques; elles sont incompatibles avec l'existence d'une lésion spinale systématisée progressive. — Combinaisons de la pachyméningite syphilitique avec les affections médullaires systématiques.

V. L'anatomie rend compte de certaines préférences électives dans la localisation des lésions); mais elle ne peut rien faire prévoir de l'évolution symptomatique. — Rôle des distributions vasculaires dans la moelle : artérielles, veineuses. — La phlébite syphilitique tient une place importante dans les désordres anatomiques.

VI. La Syphilis spinale n'est qu'un mode d'évolution de processus inflammatoire chronique: on peut y reconnaître des périodes, mais non des farines séparées1.

Messieurs,

Plusieurs travaux importants, <le date récente, consacrés à la Syphilis spinale m'avaient donné depuis longtemps le désir de vous

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