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X. — Je ne voudrais pas terminer sans avoir abordé une dernière
question qui vient tout naturellement à L'esprit, lorsqu'on se trouve en présence d'une dissociation de la sensibilité. Le syndrome que nous attribuons, dans le cas actuel, à une syphilis spinale circonscrite, ne serait-il pas, par hasard, la consé-
Fig. 107. - Syringomyélie cavitaire localisée à la corne quence dune Sijrin-
postérieure gauche. — La corne postérieure où sonl qoniijéliel situées 1rs fibres de La sensibilité pour la tèmpéça- \\ m . A 1 Kl
ture ou la douleur] es1 presque complètement détruite. -Mais, au prealanle,
— La commissure postérieure CI' n'est pas détruite, existe-il des Syringo-
— Les cordons de <i< >H [G] el de Burdach (I!) sonl ,,. ., . , . comprimés, mais i létruits. myéhcs unilatérales
capables de réaliser l'hémianesthésie croisée et dissociée? — Oui certainement. Les Syringomyélies unilatérales ne sont même pas rares (Fig. 107).
La gliose, en tanl que lésion primitive de la substance grise périépendymaire, commence le pins souvent par envahir les cornes postérieures el quelquefois une seule des deux cornes. Elle interrompt la continuité des libres qui circulent dans cette corne, mais
UÉMIPARAPLÉGIE SPINALE AVEC UÉMIANESTHfSIE CROISÉE. 271
elle respecte la commissure. Les troubles de la sensibilité qui se produisent alors sont unilatéraux, puisque les libres commissurales restent indemnes. D'autre part, comme la lésion n'atteint par les libres blanches des cordons postérieurs, la sensibilité tactile n'esl pas compromise.
Je me hâte d'ajouter que, pour que la dissociation soit franchement syringomyélique, il faut que la gliose n'ait pas une grande ('tendue en hauteur. Si la cavité gliomateuse occupe un segmenl important de la colonne grise, elle doit intéresser les fibres de la sensibilité tactile, venues de plus bas, et qui ont, connue je viens de vous le dire, fait étape dans la substance grise de la corne postérieure.
L'hypothèse d'une Syringomyélie est d'ailleurs infirmée par le seul fait que la maladie est eu bonne voie de guérison. Le même argument d'ailleurs ruine toutes les autres hypothèses, qui, avant la preuve thérapeutique, pouvaient être logiquement émises.
.1 espère. Messieurs, que les détails anatomiques auxquels je me suis attardé ne vous feront pas regretter cette longue étude d'un cas simple.