‹ Leçons sur les maladies nerveuses (volume 3)Chapitre 96 sur 163 · CH · texte numérisé non relu

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Fig. 151. — Profil de la région bulbo-protubéran-

tielle montrant, sur une coupe sagittale, la situation des noyaux moteurs oculaires. — Au-dessous de la glande pinéale (GP) et de la commissure postérieure CP s'ouvre l'aqueduc de Sylvius AQ dans le ventricule moyen VM . — Au dessous de l'aqueduc, à la face inférieure des tubercules quadrijumeaux .intérieur et postérieur A et QP' s'étend la série des noyaux oculomoteurs. — Un groupe supérieur GS esl à l'embouchure de l'aqueduc dans le ventricule moyen. — Il se compose du noyau du muscle ciliaire MC et du noyau du muscle irien (MI). — Plus lias et plus en arriére. est \e groupe inférieur (GI), à la l'ace inférieure des tubercules quadrijumeaux. — Plus bas encore et faisant suite au précédent noyau, se trouve le noyau du pathétique IV . — Enfin, sous le plancher du quatrième ventricule se voit, en saillie, le noyau de l'abducens ou sixième paire [VI). — Les racines de la troisième paire (i.lll convergenl à la face interne du pied du pédoncule l'P . après avoir traversé le noyau rouge de la calotte Mi . Elles -nient juste au-dessus de la protubérance [PV). — La racine de la quatrième sort de la valvule de Vieussens (VV) ; la racine de la sixième sort du sillon bulbo-protubérantiel, immédiatement au-dessus du bulbe. CR, corps restiforme.— Ch, chiasma optique. — TM, tubercule mamillaire. —GP, corps pituitaire

voir plutôt ce qui rapproche les auteurs que ce qui les divise.

Les origines réelles de la troisième paire ont été, comme vous le

savez, découvertes en 1846 par Stilling, et la plupart d'entre vous

connaissent les belles lithographies de la région bulbo-protubéran-

tielle que bon nombre de traités didactiques ont reproduites d'après ce très savant anatomiste.

Le noyau du nerf moteur oculaire commun, selon Stilling, serait constitué par un amas de matière grise longitudinalement étendue au-dessus du plancher de l'aqueduc.

Hensen et Vœlkers1, en 1878, démontrèrent que cette masse ganglionnaire est, en réalité, indépendante de la substance grise susjacente, qu'elle est simplement accolée à sa face inférieure de chaque côté de la ligne médiane; et l'on pensa dès lors qu'on pouvait la subdiviser anatomiquement et physiologiquement en autant de départements nucléaires qu'il existe de muscles oculaires à innerver. 11 n'y aurait donc plus un noyau de la troisième paire, mais une série de noyaux superposés, dans presque toute rétendue de l'aqueduc sylvien, comme les grains d'un chapelet. L'ordre de succession des noyaux, de haut en bas ou d'avant en arrière, serait le suivant :

Noyau du muscle ciliaire.

— sphincter irien.

— droit interne.

— droit supérieur.

— releveur palpébral.

— droit inférieur.

— petit oblique.

Messieurs, le temps va trop vite : les conclusions de Hensen et Vœlkers ont déjà cessé d'avoir force de loi. Cette série de ganglions ne représente pas une colonne motrice de noyaux, préposés chacun à l'activité fonctionnelle d'un muscle déterminé. Tout ce qu'il est }>()>>il)le d'affirmer, à la suite de Hensen et Vœlkers, c'est que cette suite de noyaux doit être elle-même divisée en deux groupes (Fig.151): '

Un groupe supérieur formé des noyaux ciliaires et iriens;

Un groupe inférieur formé par tous les autres noyaux.

Ce qui revient à dire (pie le groupe supérieur (GS), destiné aux fonctions de la musculature intrinsèque, est indépendant du groupe inférieur (GI), beaucoup plus volumineux, destiné aux fonctions de la musculature extrinsèque.

i. Arcii. de V. Gh.efe, 1878, XXIV.

Plusieurs constatations anatomo-pathologiques de Kahler etPick, Westphal, Starr, ont d'ailleurs démontré la réalité de ces deux groupes: et d'autres observations encore, particulièrement celles de Darkschevitch etPerlia, l'ont confirmée d'une façon définitive.

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