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Localisations dans l'opercule d'Arnold

S, scissure de Sylvius. — S', branche verticale de Sylvius. — S'", branche antérieure de Sylvius. — R, scissure de Holando. — Prt, sillon frontal inférieur. — F, frontale ascendante. — P, circonvolution pariétale. — F!, deuxième frontale. — F3, troisième frontale. — CAP de la troisième frontale. — OS, opercule du fond de Sylvius. — OP, opercule pariétal. — Oïl, opercule rolandique. — OF, opercule frontale.

de Rolando. La localisation des muscles du larynx correspond à l'opercule frontal, celle des muscles masticateurs à l'opercule rolandique, enfin celle des peauciers du cou à l'opercule pariétal. Je m'empresse d'ajouter que toutes ces localisations n'ont pas de limites précises, qu'elles empiètent les unes sur les autres, et que leurs empiétements sont la conséquence de leurs multiples associalions fonctionnelles.

En résumé les centres que vous voyez ainsi localisés sonl ce qu'on appelait autrefois des centres relatifs. Ils représentent, dans l'écorce du cerveau, certains groupements de muscles destinés à agir ensemble et méthodiquement en \ue d'un résultat physiologique précis. Mais les mêmes muscles sont destinés parfois à agir

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en vue d'un autre résultat; ils ont alors des combinaisons synergiques différentes et ils sont gouvernés par d'autres centres d'association fonctionnelle. C'est ce qui vous explique comme quoi les muscles du cou ont une localisation dans l'opercule pariétal, alors qu'ils en ont une autre située bien plus haut; leur localisation dans l'opercule pariétal, au voisinage des centres du larynx et des muscles masticateurs, se rapporte évidemment à la fonction du langage et à la fonction de la mastication. Lorsqu'on parle, la mâchoire est constamment animée de petits mouvements d'abaissement et d'élévation qui contribuent à la précision de l'articulation des mots.

Les muscles du larynx semblent avoir, eux aussi, une représentation corticale; mais l'émission des sons est directement dépendante d'une localisation tout à fait voisine de celle qui gouverne la Langue. Ici. messieurs, permettez-moi de reproduire un passage très explicite de Monakow : « Selon toute apparence la musculature du larynx peut être innervée par différentes parties de l'écorce, quoique son innervation principale réside dans la région operculaire de la troisième frontale. La représentation corticale est en grande partie bilatérale. Toutefois des observations signalent des lésions très étendues des deux hémisphères chez des sujets qui avaient été capables d'émettre des sons et des cris. Le chien de Goltz, quoique privé d'hémisphères, pouvait gémir et aboyer quand on le maltraitait fortement : preuve qu'il doit exister pour l'innervation du Larynx d'autres centres d'excitation, même sous-corticaux. Cela ne change rien aux conclusions de Masini, Krause, Semon et Horsley, relativement à la représentation principale du larynx dans la région faciale inférieure. Car là encore, il est à supposer que tout à côté, dans le voisinage du foyer de l'hypoglosse, il existe un champ cortical spécial destiné à la parole, auquel le larynx est subordonné, et que d'autres petits foyers épars et bilatéraux existent encore dans tout l'hémisphère, foyers également destinés au larynx*. »

II. — Cette localisation principale des muscles du larynx, celle de la fonction du langage, vous la voyez figurée sur l'opercule frontal à gauche. Il est probable que la même localisation se

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