‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 105 sur 159 · Inc. cit., p · texte numérisé non relu

Inc. cit., p

'2. Ibid., p. r.8fl.

l'AKALYSIK PSEUDO-BULBAIRE CÉRÉBRALE. 527 Iabio-glosso-laryngés à des localisations asymétriques et constituées par de petits foyers. Lorsque ces foyers occupent la tête du corps strié et empiètent sur le genou de la capsule interne, « il arrive parfois 4111" la phonation est notablement altérée tandis que la respiration et la déglutition restent intactes. Eisenlohr a observé un ras de ce genre. Malheureusement les foyers étaient multiples, il y en avait mente un dans la protubérance entre la calotte et l'étage pyramidal, de telle sorte qu'il n'était pas possible d'utiliser cette observation pour la localisation intra-capsulaire des fibres de la phonation Si le segment antérieur de la capsule est complètement détruit d'un côté, la formation d'un petit foyer dans le corps strié du côté opposé peut aggraver les symptômes primitivement bénins, jusqu'au point de réaliser une aphasie motrice sous-corticale avec abolition à peu près complète de la phonation et de l'articulation. Les cas de Mùnzer et Dejerine sont de ce nombre1 ».

Il y a bien d'autres cas encore. Pour ne citer que ceux de Leresehe. de Galavielle, d'Halipré, je vous certifie que vous acquerrez, en les lisant, une conviction absolue. La destruction complète du segment antérieur de la capsule d'un côté n'est pas nécessaire pour produire le syndrome labio-glosso-laryngé. Une lésion partielle de La capsule suffit, si elle intéresse certaines fibres issues du noyau caudé ou du noyau lenticulaire. Je reviendrai dans un instant sur ce point qui exigera quelques développements anatomiques.

Quant à la coexistence de petits foyers prohiber antiels dans les cas auxquels fait allusion le professeur Monakow, on voit qu'elle prime à ses yeux toute autre considération. Oppenheim et Siemerling avaient, eux aussi, douté de l'authenticité des paralysies pseudo-bulbaires, pour la même raison qui veut que le ramollissement chronique — du seul fait qu'il disperse ses lésions un peu partout — ne soit pas un processus utilisable pour l'étude des localisations hémisphériques.

VI. — Nous avons vu comment les lésions symétriques de I écorce produisent le syndrome pseudo-bulbaire, celui dans lequel prédominent forcément les troubles de la phonation. Nous avons vu comment les lésions symétriques des masses opto-striées produisent le même syndrome ou du moins un syndrome très ana-

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