N F A NT 1 L I S M E M V X Œ D É M A T E U X
lions génitales. Mais d'abord, pourquoi cet arrêt do développement et eetle débilité générale? Ce n'est pas arréi de développement qu'il faudrait dire: arr& rfe ïa croissanee serait beaucoup plus juste car si le sujet cesse de grandir, c'est parce que les soudures épipliysaires se t'ont prématurément. Il y a même quelque chose de plus que cela : car puisque la léle est, quoique relativement un peu grosse, proportionnée au reste du corps, il faut croire que cette prémaluration des soudures est relative elle-même, c'est-à-dire que le développement s'achève en un temps plus court, le sujet devant rester plus petit.
Les spécimens que je viens de vous mettre sous les yeux font bien ressortir les différences qui séparent cette dystrophie de l'infantilisme vrai, c'est-à-dire de l'infantilisme myxœdémateux. Ici, il n'y a d'infantile que la taille; mais en réalité, nous avons affaire à de petits adultes, bien conformés et qui, par la stature seulement, se distinguent de leurs congénères. Ils mériteraient d'être appelés nains si le nanisme admettait une conformation normale, ce qui n'est pas. Ils sont parmi nous comme les bushmen parmi les grands nègres de l'Afrique centrale. Ce sont des dégénérés au premier chef destinés à disparaître. Beaucoup d'entre eux ont en effet les apparences extérieures des bushmen et le défaut de vitalité de cette race qui s'en va. « La taille du bushman ne dépasse guère lm,55 et son poids n'atteint que 58 kilogrammes. La tête dolychocéphale est un peu grosse relativement au reste du corps qui est bien proportionné. Les pommettes sont saillantes et les yeux légèrement bridés. L'oreille est plutôt grande et un peu délacbée du crâne. L'aspect de la physionomie est très spécial, car les rides sont précoces et nombreuses, ce qui lui donne un air vieillot. Après 15 ans en effet, le bushman n'a plus d'âge. On assure qu'il ne vit jamais au delà de 50 ans'. »
Cet avenir si court réservé aussi aux infantiles du type Lorain dépend de circonstances qui entretiennent un état permanent de débilité générale pendant toute l'existence, c'est-à-dire longtemps après que la croissance s'est arrêtée. Les circonstances auxquelles je fais allusion sont multiples. La syphilis héréditaire serait la plus gravement prédisposante, au dire de mon maître M. Fourniôr, qui, à trois reprises différentes, a signalé l'infantilisme et le