I. Nouvelle liimoijruphie de la Salpilrirre
408 C.KASSI TM)\ CLIMQDK DES INFANTILES,
formée » qui-, apïès une crise d'urémie grave, revint à la santé cl fmalemenl succomba à une grippe infectieuse. On trouva à l'autopsie une diminution considérable du calibre de l'aorte el des vaisseaux'. »
Nous n'avons pas à discuter ici le rôle que l'alcoolisme peut jouer dans la production de l'artérite. Néanmoins il est assez singulierde voir des arrêts do développements faire suite à l'alcoolisme de la première enfance, et réaliser le tableau parlait de l'infantilisme anangioplasiquc. Ce sont encore les observations cliniques el anatomiques de M. Laneercaux qui sont sons ce rapport les plus frappantes, .le ne vous en citerai qu'une, relative à une jeune fille de 14 ans, née de père et mère alcooliques, el elle-même alcoolique au suprême degré: « Vers l'âge de 22 mois, on commence à donner à manger à l'enfant, jusqu'alors nourrie au biberon et en même temps, pour la fortifier, on lui fait boire aux repas el aussi dans le courant de la journée du vin coupé d'eau ou pur; de la sorte, elle prend chaque jour, depuis cet âge, de 5 à 10 verres contenant chacun moitié vin, moitiéeau... Comme ces verres contiennent 200 grammes de liquide, il en résulte que, depuis l'âge de deux ans, l'enfant a ingéré chaque jour près d'un litre de vin... Vers l'âge de 7 à 8 ans. « pour faire passer la digestion » la mère administrait à sa fille après chaque repas, un petit verre de crème de menthe, qu'elle remplaçait quelquefois par de la chartreuse ou du raspail. Désolée de ne pouvoir fortifier sa fille par ce moyen, elle eut recours aux vins de Quinquina, de St-Raphaél, de Malaga, etc., dont elle lui faisait prendre un verre à Bordeaux à chaque repas; et elle y ajoutait parfois un petit verre de byrrh pour ouvrir l'appétit. » L'alcoolisme qui s'était traduit dans l'enfance par des rêves terrifiants, des sueurs nocturnes, des crampes, devait se manifester plus tard par des symptômes bien autrement graves. A l'âge de 14 ans, cette malheureuse étaiL atteinte de cirrhose hépatique et de paralysie atrophique des membres inférieurs.
Mais, ce qui nous intéresse — quoique l'observation, qui menti c
une hypertrophie cardiaque, soit muette sur l'état des artères — c'est que la malade était une infantile parfaite. Elle ressemblait a un enfant de 5 à 6 ans au plus. Tout habillée elle ne pesait que 50 livres! La hauteur desa taille, du talon au vertex, n'atteignait que