‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 27 sur 159 · Loc. cil., p · texte numérisé non relu

Loc. cil., p

Mil LES SYMPTOMES

juste l'inverse de ce que tous les maîtres de la neurologie ont vu, cent fois vu et enseigné.

Il vous paraîtra indispensable, messieurs, d'èlre mis an courant des faits sur lesquels s'appuie une affirmation si catégorique. L'auteur que je viens de citer s'engage en cflcl sans réserves dans uu sens diamétralement opposé à celui que Ions uni adopté, et sur ce point je vais le citer encore : « Malgré le petit nombre des documents que fournit la statistique pour la validité du lijjti' de localisation que j'assigne à l'anesthésie syringomyélique, je crois pouvoir prendre fait et cause pour elle avec certitude, attendu que ce type s'est manifesté chez tous les malades que j'ai eus à examiner1. » La déclaration ne saurait être plus formelle.

Qu'avaient donc ces malades? Ils sont en petit nombre, et il est facile de les passer en revue.

Dans le premier cas il s'agissait d'une atrophie avec parésie des petits muscles des doigts survenue chez un homme de 27 ans entaché d'hérédité tuberculeuse. Ladite parésie se montra envahissante, gagna les muscles du tronc et des épaules et se compliqua de troubles de la sensibilité. Une paraplégie spasmodique compléta le tableau symplomalique et le diagnostic porté fut celui de syringomyélie. Je n'en conteste pas l'exactitude; loin de là. 11 me parait simplement utile de vous faire remarquer que la maladie avait débuté deux ans après une violente chute sur le dos, compliquée de paraplégie transitoire. Dans ces conditions, il y a toutes probabilités [tour que la syringomyélie ait été consécutive à une lésion des méninges; la chose n'est pas rare. Et il n'y a guère de lésions des méninges spinales qui n'entraînent des troubles de la sensibilité disposés suivant les régions radiculaires. Aussi voyez-vous que sur un fond d'analgésie dont la disposition générale est bien celle d'une lésion spinale, une zone longitudinale apparaît au membre supérieur droit témoignant par la diminution de la sensibilité tactile la participation d'un étage ràdiculaire (Fig. 45).

Dans la seconde observation, même étiologie. La maladie débute par un traumatisme : coup et chute sur la tête. Puis surviennent, après quatre années de fatigue douloureuse, localisée à la région scapulaire, tous les signes et symptômes d'une affection médullaire centrale. Ici encore le diagnostic est incontestable. Mais le

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