‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 28 sur 159 · DE TOPOGRAPHIE MÉTAMÉRIQUE AUX MEMBRES. III · texte numérisé non relu

DE TOPOGRAPHIE MÉTAMÉRIQUE AUX MEMBRES. III

traumatisme, en produisant dos lésions extra-spinales, explique, très clairement l'existence (rime zone radiculaire brachiale d'hypoesthésie tactile (Fig. 44). Une autre zone d'hypoesthesie circulaire et unilatérale, située à la partie moyenne du tronc 'est encore plus propre à démontrer l'existence d'une lésion des racines.

La troisième observation (Fig. 45) est absolument analogue aux précédentes; l'auteur résume ainsi son diagnostic : « Ancie !

Fig. 45.— Analgésie syringomyélique (Max Laelir). Les parties noires correspondent

à l'hypoesthésie taclile.

gtiose centrale, hématomyélie traumatique récente ». Là encore la répartition des troubles de la sensibilité aux membres supérieurs atlecte le type radiculaire; et le traumatisme est directement la cause de la lésion des racines.

La quatrième observation est sujette à caution. Il s'agit d'un homme de 47 ans. distillateur et « potator ». Trop de névrite peut in 1er venir ici. Quant aux observations suivantes elles n'ont pas. comme les premières, leurs schémas de troubles de la sensibilité. Il est vrai que Max Laehr cite d'autres cas conformes à ceux qu'il a

observés : tels ceux de Remak, Raymond, Sokololl', Oppenheim; A celte liste, il aurait pu ajouter ceux auxquels je taisais allusion moi-même, lorsque je signalais il y a déjà quatre ans — la syringomyélie dont la lésion si; prolonge de la moelle dans les racines. 11 aurait pu surtout rappeler l'observation de Judice Cabrai recueillie clans le service du professeur Souza Martins et relative à

Fig. 44. — Syringomyélie (traumatisme). Les stries verticales correspondent à la therraoanesthésie, les stries horizontales à l'analgésie, les parties noires à l'hypoesthésic tactile radiculaire (cas de Max Laehr).

un cas d'ancslhésie syringomyélique qui se présentait à la fois sous la forme radiculaire et sous la forme spinale.

C'est un cas presque historique que celui auquel je fais allusion. Le diagnostic porté par le regretté Souza Martins avait été syringomyélie, et l'observation avait servi de matière à la thèse de Judice Cabrai (Lisbonne, 1892) qui se prononçait alors contre l'hypothèse d'une lèpre à forme syringomyélique. 11 s'agissait d'un homme de 40 ans, chez lequel la maladie spinale avait débuté trois ans auparavant par une faiblesse progressive du bras gauche. Une année

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