DE TOPOGRAPHIE MÉTAMKUIQUE AUX MEMBRES. 12Ô
des coupes des diverses régions telle qu'elle est reproduite dans les ouvrages classiques (Fig. 52) permet d'apprécier surtout les changements de forme. Mais on réconnaît aux renflemènls de la colonne grise la valeur et la signification de moelles supplémentaires si l'on regarde une coupe de moelle dorsale à travers une coupe de moelle cervicale : alors, dans la région de la corne anté-
Vig. 55. — Superposition d'une coupe de moelle cervicale (A) et d'une coupe de moelle lombaire (B) à une coupe de moelle dorsale.
rieure surtout, on devine le processus de croissance latérale qui répond à la métamérisation secondaire de l'axe spinal (Fig. 53).
Etant donné que le renflement cervical, par exemple, représente □ne moelle surajoutée — à droite et à gauche — pour le membre supérieur, vous allez comprendre comment des lésions situées à des étages différents de ce prolongement donneront lieu à des (roubles de la sensibilité ou de la motilité répartis suivant des tranches de membre (Fig. 54).
Soit le renflement cervical C émergeant de la moelle S'. Un certain nombre de racines R1, Rs, IV (je n'en figure que 5, triais il y en a en réalité davantage), innervenl le bras, Favanl-bras et là main. Ces racines sont superposées par rapport à Faxe de la moelle; elles sont superposées aussi (M1, M2, M») par rapport à Faxe du renflement cervical; e"est-à-dire que la substance grise du ren-
llcmcnt cervical a des élages superposés eux-mêmes cl à chacun desquels correspond un élage périphérique du membre. Ainsi à l'étage raétamériçpieM1 du renflement cervical correspond l'étage du bras;
Vig. 54. — Renflement cervical émergeant de la moelle S S et donnant naissance aux racines superposées 111, R2, l\r\ Os racines fournissent au bras, à l'avant-bras, à la main. Elles ont leur origine dans les étages mélamériques du renflement cervical (M1, M* M5). Les parties les plus périphériques du membre correspondenl à l'étage le plus périphérique du renflement.
à l'étage métamérique M'J correspond l'étage de l'avant-bras ; à l'étage métamérique M3 correspond l'étage de la main; sans compter qu'à l'extrémité du renflement cervical il y a encore place pour plusieurs étages mélamériques spinaux correspondant aux étages des métacarpiens, des phalanges, des phalangines, des phalangettes.
Celle divisi m clages de la substance grise des renflements
cervical et lombaire nepeut pas ne pas exister. Elle n'exclut pas, d'ailleurs, la division en étages radiculaires. En effet, vous ave/, bien deviné que les trois élages radiculaires H\ Rs, Rr', représentés sur le schéma du plexus brachial, équivalent aux trois étages radial, médian et cubital. Chacun de ces trois élages radicu-