‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 5 sur 159 · Soc. tic BioL, 2 et 9 février · texte numérisé non relu

Soc. tic BioL, 2 et 9 février

3. Silzuitgso. d. Wùrzburger. P/iysik. mcd. Gcsell., 9 mars 1895.

SUR LA NEUROPATHOLOGIE. lit

cérébrale — car la mémoire consiste dans la permanence des contacts...? 11 n'est que trop facile d'appliquer à la pathologie le défaut d'amiboïsme des éléments nerveux. Tous les cas trouvent ainsi leur explication : qu'il s'agisse d'une innervation insuffisante ou d'une innervation excessive, L'amiboïsme donne la clef de tout.

Reste la question de savoir comment le contact s'établit entre deux neurones. Il y a là une difficulté matérielle que l'histologie n'est pas encore parvenue à résoudre. Beaucoup de recherches oui été faites, qui n'ont pas abouti à des résultats indiscutables et définitifs. Je ne vous signalerai que 'les toutes dernières. Slefanowska, en se servant des méthodes d'imprégnation préconisées par Ramon y Cajal et Golgi, a observé que les dendrites se terminent

Fig. 8. — Le nombre des appendices piriformes diminue sensiblement là où l'état perlé est plus ou moins prononcé. Là où l'état moniliforme est très accentué, les appendices piriformes ont presque totalement disparu (d'après Soukhanoff).

tantôt par un renflement régulièrement ovoïde, tantôt par un corpuscule piriforme. Ces appendices n'auraient pour but que d'augmenter la surface des parties libres des dendrites cl, par conséquent, d'améliorer les conditions de contact. Certaines dendrites sont même pourvues de sphérulcs disposées comme des grains de chapelet, sur la dernière portion de leurs ramifications terminales. Les renflements dont il s'agit auraient la même destination que les corpuscules piriformes, et ce qui semble, le prouver c'est que les corpuscules piriformes sont d'autant plus rares que les grains de chapelet sont plus nombreux. Ainsi le point de conlacl ne serait pus forcément

l'extrémité même de l'un et l'autre prolongements; ce serait, tout aussi bien, la surface du prolongement dendritique, gonflée, élargie en quelque sorte pour rencontrer plus sûrement le prolongement cylindraxile. Chose curieuse, la disparition du gonflement piriforme pourrait être compensée par l'apparition de plusieurs gonflements monilif ormes.... Et cela, aux yeux de Stefanowska, serait une preuve que les dendrites sont capables de manifester des mouvements longitudinaux et transversaux1. S. Soukhanoff a confirmé de tous points ces résultats2.

1. Communication préliminaire in ■ Bulletin de la Société royale des Sciences médicales et naturelles.

2. Contribution à l'étude des modifications des cellules nerveuses de l'écorce cérébrale dans l'anémie expérimentale. Bruxelles, Journal de Neurologie, '20 avril 1898, p. 147.

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