LES PARAPLÉGIES FL A CCI DE S PAR COMPRESSION
Il v a moins de vingt ans, lorsque Charcot, dans ses leçons sur les Localisations spinales, traitait la question des paraplégies spasmodiques, il ne semblait pins qu'aucune difficulté d'interprétation pathogénique dût être jamais soulevée. Ton! paraissait d'une simplicité et d'une clarté que rien ne put embrouiller ni obscurcir. La compression de la moelle dorsale, quelles qu'en lussent la cause et l'étendue, déterminai! une myélite transverse, et la dégénération descendante du faisceau pyramidal au-dessous de ce foyer de myélite entretenait la contracture permanente des membres inférieurs paralysés. Il est certain que, dans l'esprit de Charcot, l'état spasmodique survenait comme la conséquence immédiate et inévitable de la sclérose latérale; et il ne manquait pas de faire remarquer que, chez les malades atteints de sclérose latérale amyo- Iropbique, la contracture ne disparait qu'avec la mort de la cellule motrice.
La myélite chronique circonscrite — celle qu'on appelle communément myélite transverse — donne lieu, elle aussi, à la paraplégie spasmodique : à telle enseigne que l'histoire des paraplégies spasmodiques et celle des myélites chroniques primitives et partielles se confondent. Or, depuis un travail qui fait date, publié en 1890 par Bastian, nous savons que toutes les lésions spinales, primitives ou secondaires, capables de déterminer une paraplégie spasmodique, sont également capables de déterminer une paraplégie flaccicle; mais cela, bien entendu, à une condition spéciale : cette condition c'est, selon Bastian, Y interruption absolue de la continuité des fibres médullaires et des colonnes (frises centrales.
Je demande la permission dédire que, dans une publication toute récente, j'ai, sinon contesté, du moins discuté les conclusions hâtivement tirées du mémoire de Bastian.
Ainsi il paraîtrait que la sclérose latérale a perdu toute connexité anatomo-clinique avec la contracture permanente. Sous ce rapport rien n'égale le radicalisme de M. Marinesco. Voici ce que prétend le savant histologiste : « Tous les faits anatomo-cliniques et particulièrement les cas de compression de la moelle avec paraplégie Masque sont venus nous montrer que la dégénérescence des faisceaux pyramidaux, en tant que lésiou anatomique, n'a rien à voir avec l 'exagération des réflexes tendineux1 . » Ainsi la dégé-