I. Semaine mhlirnte, \7> nvril I XÎIX
188 LES PARAPLÉGIES FLACCIDES l'Ait COMPRESSION.
itération descendante post-apoplectique ne serait pour rien dans la contracture des hémiplégiques? La sclérose latérale ne serait pour rien dans la contracture de la « Maladie de Charcot »? La sclérose latérale symétrique primitive ne serait pour rien dans la contracture du tabès spasmodique, tel que l'oht observé Strûmpell et Dejerine? La dégénérescence névroglique bilatérale ni; serait pour rien dans la paraplégie spasmodique de la sclérose en plaques? Enfin la dégénérescence bilatérale descendante des myélites transverses ne sérail pour rien dans les phénomènes spasmodiques des paraplégies par compression?
Avant de prendre parti si catégoriquement, il eût fallu peut-être considérer que l'immense majorité des paraplégies par compression sont spasmodiques; qu'il n'y a pas — en dehors de certainediplégies infantiles — un exemple authentique de paraplégie spasmodique progressive sans dégénération latérale; que d'ailleurs le cas particulier des diplégies infantiles désignées sous le nom de maladie de Little, n'infirme en rien la règle puisqu'elles sont relatives à l'arrêt de développement non pas du système des fibres pyramidales, mais du tissu protecteur de ce système (myéline et gaines) ; enfin que, s'il existe, par exception, des dégénérescences descendantes bilatérales sans contracture, cela lient le plus souvent à une altération des éléments qui entretiennent l'activité spasmodique, c'est-à-dire soit des racines sensitives conductrices des excitations réflexes, soit des nerfs moteurs, soit des muscles eux-mêmes.
Jusqu'à ce jour aucun fait n'est venu contredire ces propositions. J'en apporte aujourd'hui un nouveau, et j'eslime que vous le trouverez particulièrement démonstratif. Il est difficile d'imaginer un syndrome clinique plus simple et une donnée anatomo-pathologique plus typique.