‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 63 sur 159 · SUR LES PARALYSIES DU TYPE RADICULAIRE DANS LA SYRINGOMYÉLIE · texte numérisé non relu

SUR LES PARALYSIES DU TYPE RADICULAIRE DANS LA SYRINGOMYÉLIE

t. Lu syringomyélie peut exister sans la dissociation dite syringomyélique de la sensibililé. — En revanche d'autres maladies (centrales ou périphériques) du svstéme uerveux présentent le syndrome syringomyélique. — Fréquence de la tûcrmoauesthésie syringomyélique dans la pachyméniugite cervicale.

II. Dans certains cas le diagnostic différentiel de la syringomyélie et de la paclix méningite cervicale hypertropliique est. impossible pendant la vie. — Les paralysies radiculaires du plexus brachial peuvenl ôtre, elles aussi, confondues avec la syringomyélie cl inversement. — Les éléments du diagnostic différentiel de ces deux maladies sonl insuffisants dans la majorité des cas.

III. Observation clinique. — Faiblesse el douleurs cervicales. — Atrophie musculaire des muscles du cou. — Simultanéité de ces phénomènes. — Faiblesse, douleurs et atrophie musculaire des muscles des épaules. — Envahissement des muscles brachiaux. — Intégrité des muscles des avant-bras et des mains. — Intégrité des mouvements du visage, des yeux, de la langue. — Déviation de la luette. — Intégrité de la sensibilité. — Persistance des douleurs1. — Antécédents du malade.

IV. Diagnostic. — Etant donné un cas d'atrophie musculaire progressive cervico-scapulohumérale bilatérale avec prédominance des symptômes d'un côté, comment peut-on établir le diagnostic de la cause el de la nature de la maladie. — Le moyeu le plus sur est de procéder par élimination.

Myopathie progressive. — Atrophie musculaire progressive du type Aran-Ducheuno. — Poliomyélites el paralysies spinales. — Paralysie hystérique. — Paralysie radiculairc.

V. Division des paralysies radiculaires en deux groupes. — Groupe supérieur, appelé communément groupe Duclwnne-Erb. — Groupe inférieur. — Les paralysies de l'un quelconque des deux groupes sont toujours exclusivement motrices. — Les paralysies (les ileux groupes sont à la fois motrices el sensilives. — L'anesthésie affecte Ions les modes de la sensibilité.

VI. Pourquoi les paralysies radiculaires sont le plus souvent unilatérales. — Conditions analomo-pathologiques qui l'ont qu'elles sont parfois bilatérales. — Les paralysies radiculaires bilatérales à évolution progressive ne relèvent que des lésions spontanées intra-rachidienues. — Pachy méningites chroniques, mal de Poli, cancer, tumeurs, etc.

VII Diagnostic différentiel de la paralysie radiculairc double totale avec la syringomyélie. — L'absence de lorticolis spasmodique exclut l'hypothèse d'une lésion radiculairc par carie ou tuberculose rachidienne. — Signes diagnostiques tirés de la marche de la maladie.

Messieurs,

Il y a des difficultés de diagnostic différentiel qui sembleraient devoir ne se présenter jamais. La clinique, cependant, nous ménage

s: Il LES PAJULYSIES DU TYPE RADICULAIRE. 205 toutes les surprises; vous eu jugerez par le cas dont je vais vous entretenir aujourd'hui.

11 s'agit d'un lait, en apparence assez banal, d'atrophie musculaire à localisation scapulo-liumcrale.Ln constatation du symptôme est des plus simples; il suffit (rouvrir les yeux pour en apprécier le siège et l'étendue. Eu éliminant méthodiquement les maladies amyotrophiqucs systématisées, dont il ne saurait ôlre ici question, nous pouvons restreindre notre choix, mais nous n'arrivons pas à le fixer. Lorsque vient le moment de nous prononcer entre deux des affections qui donnent lieu à l'alrophie scapulo-humôralc du « type Duchenne-Erh », nous restons indécis : nous hésitons entre une paralysie radiculaire et une syringomyélie.

I. — l.a paralysie radiculaire, la syringomyélie. voilà deux maladies qui n'ont certainement aucune parenté analoiniquc, aucun rapport étiologique. Lorsque vous les éludiez dans les pathologics spéciales, vous les trouvez décrites dans deux chapitres très éloignés l'un de l'autre. La première relève d'une névrite proprement dite, en général traumalique, quelquefois spontanée ou consécutive à une lésion préalable des vertèbres; la seconde consiste en une gliomatose spinale. Si la localisation des phénomènes paralytiques ou dystrophiques qu'elles entraînent l'une et l'autre est souvent la même, il est, du moins, presque toujours facile de les distinguer, car leur évolution est absolument différente. Enfin, nous savons que la syringomyélie est caractérisée par des troubles spéciaux de la sensibilité dont la répartition lui appartient en propre, pourvu que l'hystérie ne soit pas en cause.

Toutes les l'ois que le diagnostic de syringomyélie reste en suspens, c'est en présence de l'alternative suivante : ou bien on peut admettre l'existence d'une maladie dont les symptômes habituels se compliquent de la dissociation dite syringomyélique de la sensibilité: ou bien on suppose une syringomyélie sans themio-anesthésie, car celte imperfection symptomalique de la gliomalose médullaire est loin d'être impossible. Môme il n'esl pas rare que des myélopalliies comme le tabès, la myélite transverse, la sclérose en plaques s:: sura joutent à une syringomyélie, ou inversement.

Ces diverses éventualités ont servi de thème à une conférence que je (is. il y a quatre ans, à la Salpélrière, sur les « rapports réciproques delà pachyméningitc cervicale hyperlropliiquc et de la

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