I. II. Sculesixger, Loc. cil., p
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d'autre part, son! deux modalités de processus qui n'onl entre elles rien de commun ; la première appartient aux poliomyélites aiguë et subaiguë ou aux névrites; la seconde aux véritables atrophies musculaires chroniques, myclopathiques ou myopatliiques.
Noire malade toutefois, ne perdit pas beaucoup de force pendant deux ans. Il était portefaix: il put continuer d'exercer son métier sans interruption jusqu'à l'hiver de 1894-1895. Mais à cette époque, soit deux ans après les premières sensations de gène cervicale, il lui fallut s'arrêter. Les douleurs qui avaient complètement disparu se réveillèrent avec le froid, et la faiblesse des muscles du a, ii devin/ telle que la lête oscillait sur les épaules en avant et en arrière. Ce l'ut l'affaire de quelques jours. Notre homme dut abandonner son travail, et, à partir de ce moment, il gagna sa vie en vendant des lacets dans les rues.
Les choses allèrent ainsi jusqu'au mois de mai dernier, époque à laquelle se produisit une nouvelle complication.
Les muscles du cou étaient les seuls qui eussent perdu leur vigueur et leur volume; ce fut maintenant le tour des muscles de l'épaule gauche^ qui, en avant et en arrière, s'aplatirent rapidement et perdirent presque toute leur force. Une douleur sourde, identique à celle delà nuque, occupait toute la région deltoïdienne avec un point particulièrement sensible entre l'apophyse coracoïde et l'acromion : douleur persistante et lolérable, mais sujette à des redoublements sans cause. Les jambes conservant leurs fondions absolument intactes, notre malade continuait de circuler dans Paris, débitant sa marchandise sans se préoccuper de l'aggravation progressive de son état. Mais voici qu'au mois d'octobre — c'està-dire trois ans après les premiers avertissements du mal — une nouvelle gène douloureuse, rappelant à tous égards celle qui avait motivé le changement de métier, se fit sentir dans l'épaule droite Il n'en fallait ni plus ni moins pour éveiller les alarmes de cet homme jusqu'alors si indifférent, et il entra à l'hôpital. La situation actuelle, qu'il n'est que trop facile de constater de visu est la suivante :
Tous les muscles du cou, de l'épaule gauche cl de la partie supérieure du bras gauche sont extraordinairement atrophiés. Ceux de l'épaule droite et de la partie supérieure du bras droit le sont aussi (l'une manière évidente, mais à un bien moindre degré. Le squelette est Visible à travers le tégument; les clavicules sont abaissées.