‹ Leçons sur les maladies nerveusesChapitre 66 sur 159 · SUR LES PARALYSIES M TYPE RADIC1 LAIRE · texte numérisé non relu

SUR LES PARALYSIES M TYPE RADIC1 LAIRE

les omoplates forment un relief notable ; iveau de leur boni

interne cl, par contraste, les avant-bras el les mains oui conservé leurs dimensions, leurs saillies el leur contraclilité normales. Mais c'est surtout l'aspect du cou qui est tout à fail caractéristique. Vous apercevez l'ossature du rachis, comme si lésinasses charnues avaient fondu. Les apophyses épineuses peuvent élre comptées a partir de l'atlas; la tête, inerte cl ballante, tombe en avant, tombe en arrière et ne trouve que très difficilement son équilibre vertical.

Fig. 80. — Atrophie des muscles cervicaux postérieu rs.

Elle ne s'incline pas à gauche et à droite parce que les muscles latéraux de la région cervicale (à part les sterno-cléido-mastoïdiens) semblent respectés.

Vu de face, le cou ne présente plus les reliefs des sterno-mastoïdiens et du bord supérieur du trapèze. Le chef sternal du sternomastoïdien est encore apparent, quoique bien effacé : il ne peu! pas complètement disparaître, puisque sa structure tendineuse lui permet d'échapper au processus d'atrophie: mais la disparition des libres striées qui s'y insèrent lui fail perdre sa rigidité. Le grand 'pectoral gauche est remplacé par une concavité sous-claviculaire

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liés profonde; la portion sternale de ce muscle est relativement conservée.

Vu de dos, le cou présente une forme anguleuse qui déconcerte. L'absence du trapèze est totale à gauche. On aperçoit encore la saillie du bord supérieur de ce muscle à droite. Il est impossible de deviner les splénius, et, quant aux muscles profonds, nous ne pouvons rien soupçonner de leur degré d'altération; l'inspection simple est insuffisante.

La déformation atrophique du moignon de l'épaule saute aux veux. L'épine de l'omoplate soulève la peau entre les deux cavités que ne comblent plus les muscles sus-épineux et sous-épineux. Le rhomboïde apparaît vaguement à travers le trapèze réduit à une feuille, posée comme un fichu sur le squelette vertébral. L'angulaire de l'omoplate s'anime de temps à autre de quelques secousses fibrillaires. La portion externe du grand dorsal, le grand rond, le petit rond, ne remplissent plus la face postérieure du creux axillaire, qui flotte inerte entre le bras et le tronc.

Toutes ces anomalies morphologiques deviennent bien plus apparentes lorsque le patient fait effort pour écarter le bras du corps, car les creux se prononcent d'autant plus que la peau est mieux immobilisée par la contraction efficace des muscles sous-jacenls restés sains.

Au bras, l'atrophie est tout aussi avancée qu'à l'épaule. 11 n'y a plus trace du biceps, ni du coraco-brachial, ni du brachial antérieur, ni du triceps; quant au long supinateur, il est remplacé par une excavation allongée dont le bord externe n'est plus qu'un repli cutané. Le quart inférieur du bras a conservé un certain volume, du moins en apparence; c'est que les muscles antibrachiaux sont relativement indemnes. Les épicondyliens ont gardé leurs proportions et leur énergie normale. Le profil convexe des épitrochléens est, par contre, légèrement affaissé; l'atrophie parait gagner ce dernier groupe. Mais tous les muscles de la main, et en particulier les éminences thénar et hypothénar, n'ont encore rien perdu de leur intégrité analomique ou fonctionnelle.

Tout ce que je viens de vous dire de la configuration extérieure de l'épaule et du bras gauche s'applique, trait pour trait, à l'épaule et au bras droits, avec cette seule différence que le travail de destruction ou de réduction des faisceaux musculaires y est infiniment moins avancé. Du reste, vous vous rappelez que l'atrophie et

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