I(> SUR LES PARALYSIES DU TYPE RADICULAIRE
la faiblesse du bras droit sont de date récente. Mais le conlraste devient beaucoup pins évident lorsqu'on l'ait exécuter au malade des mouvements symétriques et simultanés des deux épaules et des deux liras.
Les mouvements de la léle sont à considérer tout d'abord. L'in-
Fig. 81. — Attitude d'extension (paralysie des fléchisseurs).
clinaison à gauche et à droite est possible et, grâce à cela, l'extension et la flexion ne sont pas abolies. Ainsi, quand la tête est fléchie, le menton tout voisin du sternum, si le patient veut la renverser en arrière, il l'incline à gauche, la laisse en quelque sui te tomber sur son épaule, et la vitesse de sa chute la fait rouler en arrièrejusqu'à l'altitude d'extension forcée. La mémo manœuvre en sens inverse la fait revenir en avant. S'il veut au contraire la fléchir sans recourir à ce moyen, il y parvient encore en contractant énergiquement le peaucier du cou et le digastrique dont on voit abu s apparaître la silhouette anguleuse sous la mâchoire. Le
DANS LA SYRINGOMYÉLIE. 2H
mouvement de renversement sans inclinaison latérale préalable est beaucoup pins difficile, attendu qu'il n'y a dans la région cervicale postérieure rien qui tienne lien d'un digastrique et d'un peaucier. Comme la tête est perpétuellement en équilibre inslable, il
Fig. h'2. — ['"lexiou (paralysie des extenseurs).
suffit d'une vive projection du tronc en avant pour que l'extrémité occipitale retombe en arrière.
Vous concevez tout ce qu'il y a de lamentable dans celte incapacité presque absolue de gouverner sa tôle; je vous ferai remarquer cependant que la nécessité, « mère de l'ingéniosité », a appris à noire malade l'usage de muscles auxquels nul de nous ne fait appel pour des acles similaires. Aussi semble-l-il que depuis quelque temps tous ces mouvements soient devenus un peu plus libres. Mais L'atrophie n'a pas diminué pour cela.
La disparition des muscles intrinsèques et extrinsèques des épaules, complète à gauclie, partielle à droite, nous fait bien voir