Sebugmdllbr. Jahrbûcher /'. Kinderlieil., t. Mil. p
4. Oulmont et Neumann. Influence de la paralysie infantile sur le développement ultérieur de l'atrophie musculaire progressive. Gazel/e médicale de Paris, 1881. p. 754.
5. Saxjze. Etude clinique sur la paralysie spinale aiguë de l'adulte. Thèse, Paris, 1881.
6. Landouzy et Dejerine. Paralysie spinale à marche rapide. Revue de médecine. 1882, nM 8 et 12.
7. Sattler. Contribution à l'étude clinique de quelques accidents spinaux i sécutifs
;i la téphr yélite antérieure aiguë. Thèse. Paris. 1888.
8. Grandou. Étude clinique sur les relations de l'atrophie musculaire progressive de l'adulte avec la paralysie infantile. Thèse, Paris, 1894.
9. Bernueisi. Poliomyélites anlérieures aiguë, subaiguë et chronique de l'adulte greffées sur la paralysie infantile. Revue de médecine, 1893, I, p, I.
A LA PARALYSIE INFANTILE. k27:>
Celte énumération, que j'écourte, témoigne de l'unanimité des cliniciens en présence d'un fait qui, par sa fréquence, entraîne des conséquences pronostiques vraiment graves. En effet, la paralysie infantile — jusqu'à l'époque où parul l'observation de Raymond — passait pour une maladie relativement bénigne. Lorsqu'elle se limite à un petit nombre de muscles ou, pour mieux dire, à une région circonscrite, les troubles qui en résultent ne constituent que rarement une infirmité sérieuse. Beaucoup de ces troubles guérissent complètement, même lorsque la paralysie s'est d'emblée généralisée. A partir du moment où la contractilité commence à réapparaître, le mieux ne peut que s'accentuer; le statu quo est exceptionnel. Or, les publications de Raymond. Hayem, Quinquaud avaient déjà vu le jour, alors que Ross soutenait encore que la paralysie infantile ne prédispose pas à des alfections spinales ultérieures1. Très justement, Hamrnond avait fait remarquer que cette variété de poliomyélite aiguë présente une tendance toute spéciale à la limitation. Mais cela n'implique pas qu'un sujet frappé de paralysie infantile et chez lequel le retour à la fonction continue de s'effectuer lentement, ne puisse, dans un avenir plus ou moins éloigné, être atteint de telle autre variété de poliomyélite, dont les résultats seront autrement redoutables. Il s'en faut du tout au tout; et l'on peut môme dire, à présent, que la paralysie infantile expose à des accidents consécutifs, parfois à très longue échéance, plus ou moins analogues à ceux de la paralysie infantile elle-même et, pour les appeler par leur nom, à des atrophies muscu la ires progress ives .
Cela une fois établi, il est indispensable de s'entendre sur le sens de cette dernière désignation, qui est devenue purement syrnptomatiquc.
V atrophie musculaire progressive, considérée autrefois comme une espèce nosographique d'essence invariable, est une modalité de dystrophie dont l'unité est à présent singulièrement morcelée. Ce qui est certain, c'est que tous les cas dont il vient d'être question relèvent d'une altération spinale antérieure; ce sont des lépliromyélites ou poliomyélites antérieures, aiguës, subaiguës ou chroniques. Telle forme clinique peut même, après une poussée très