I. leçOB do X SOÛt 18!H). Arch. de iicurol. T. XXI
plus ou moins profondes de structure des centres trophiques, que la technique actuelle est encore insuffisante à nous démontrer. » Aujourd'hui, la technique parait suffisante. Les nouvelles méthodes de coloration, relie de Nissl en particulier, nous font voir les altérations graves que nous pouvions prévoir, sans avoir le droil de les affirmer. L'avenir dira si les lésions cellulaires sont constantes dans les paralysies saturnines.
« En tout cas. il n'est pas interdit de supposer que, dans les Tonnes aiguës de ces paralysies, l'altération des grandes cellules puisse se compliquer des multiples accidents histologiques des « myélites inflammatoires ».
Sommes-nous en mesure de prédire la suite des événements dans le cas actuel? La poliomyélite antérieure à marche subaiguë dont nous sommes actuellement témoins va-t-elle rétrocéder? Rien encore ne le fait espérer. Va-t-elle s'étendre et s'aggraver, en empruntant la forme clinique de la poliomyélite chronique? Nous ne le savons pas davantage. 11 y a déjà plusieurs semainesque la paralysie s'est déclarée; depuis lors, elle n'a cesse de s'accentuer et cela seul est d'un bien fâcheux pronostic. En général, le pronostic des paralysies spinales est peu favorable. L'impuissance motrice qui précède l'atrophie ne tend guère à s'amender. La rapidité de son évolution indique que l'élément moteur est sidéré dès les premiers jours: l'atrophie qui se manifeste ensuite confirme la gravité irréparable du désordre.
VIII. — A présent, le moment serait venu de vous soumettre les causes et le mécanisme de ces atrophies secondaires et tardives. Mais ii me faut encore vous remémorer les raisons d'ordre théorique qui rendent presque insurmontable la difficulté du problème.
Les poliomyélites antérieures subaiguës et chroniques, donl l'authenticité clinique ne semble pas douteuse, sont-elles, comme le voulait Charcot, des espèces anatomo-pathologiques définitives ?
Pour ma part, j'en suis profondément convaincu. Et cependant les opinions sont, à cet égard, étrangement contradictoires. La poliomyélite antérieure chronique est moins sérieusement battue en brèche que la poliomyélite subaiguë. Celle-ci n'aurait que les apparences d'une maladie spinale: elle serait, en réalité, le fait de