‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 108 sur 441 · Voir les pages · texte numérisé non relu

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DAKS LA VILLE DE PABIS DEPUIS 1875. 193

qui viennent à nos consultations ou qui entrent à Thôpital sont tés par des filles non inscrites. Sur près de S^OOO, 4,012 avaient lontagionnés par ces dernières, et 733 seulement par des filles ites.

jjourd'hui la proportion est toujours semblable ; elle serait même forte en faveur de la prostitution clandestine que pendant la phase iminution des maladies vénériennes.

ela posé, examinons, quel a été, dans Paris, le régime de la pros-

lion inscrite et celui de la prostitution clandestine.

iur la prostitution inscrite, nous avons des documents officiels et

is savons quel est, chaque année, le chiffre de son personnel. Quant

i prostitution clandestine, comme elle est, de sa nature, soustraite à

\\. conlr6\e, vous comprenez combien il est difficile d*en calculer le

mbre. On ne peut en faire que des évaluations approximatives.

Je ne puis vous donner, sur la prostitution inscrite, des rensei-

lements exacts que depuis 187S jusqu'au i*' janvier 1879. Je ne pos-

de pas les statistiques postérieures à cette époque.

Ca (\ui ressort des statistiques publiées jusqu'à présent, c'est que

; nombre des prostituées inscrites et soumises à Tinspection a con-

«Ài^t^lement diminué pendant les années 1876, 1877 et 1878.

-• décroissance pendant ces trois années a été continue, comme vous

V Àmomteront les chiffres suivants :

Ku {•^ janirier «876, il y avait dans la ville. 4,580 ÛUes inscrites.

^ — IH78 4,2o0 —

Itoûc, en trois ans, la diminution des prostituées inscrites eiai

La conclusion qu'on doit tirer d'un pareil fait s'impose **f^^f'^^^g9 i^V^rtain, en effet, que le commerce sexuel ayant été privé o© J^^iim inscrites qui lui offraient des garanties sérieuses ^ ^^ p^vvplu^ Et, comme loin de diiï^^^^ ^^^

^ïrt^ une activité inusitée, il a bien été forcé de s'adresser a. ^^ J^^ ^^ P» cWdestine. C'est donc cette dernière qui a suppléa a- ^^^

^« <le la prostitution réglementée, et qui a dû s'^^S^^^^*^^^ f^^\es P^ûe filles insoumises bien supérieur, sans doute, àceli^^ ^^^

^^^^ qui disparaissaient ou sortaient des rangs régvilieT ■""îfiaiule domaine indéfini de la prostitution clandesiiï^e .

] ^^'^ÏIAL. - MALADIES VKNBR.

194 DDCnOTTION DE LA PROSTITUTION IlAOLlSMEHTiS.

Donc, à mesure que le nombre des filles publiques, soumises à la sunreillance administrative, diminuait, celui des prostituées vagabondes et insoumises augmentait parallèlement.

Mais une autre cause d'accroissement pour la prostitution clandestine, c'est que les arrestations des filles qui la constituent se sont ralenties depuis 1875.

Ces arrestations avaient été de 3,1S2 en 1875.

Eq 1876, elles furent de 2,349

En 1877 ; 2,582

En 1878 2,399

En 1879 2,105

Ainsi, en 4879, à l'époque où l'augmentation des maladies véoè riennes a pris des proportions si considérables, on a retranché d^ h prostitution clandestine < ,047 filles de moins qu'en 1875, époque oùl< niveau de ces maladies atteignit son minimum.

La répression, du reste, s'est adoucie aussi pour les filles inscrite En effet, le nombre de ces filles arrêtées chaque année, pour avoi enfreint, d'une façon ou d'une autre, les obligations qui leur 500 imposées, avait été :

Ed 1875 de H ,363

En 1876 il fut de 10,408

En 1 877 de 9,651

En 1 878 de « ,493

En 1879 de 7,735

Que ressort-il de ce tableau? C'est que, en 1879, année remi quable par l'accroissement énorme des maladies vénériennes, il y a < 3,628 filles arrêtées de moins qu'en 1875.

D'un autre côté, le nombre des filles disparues, c'est-à-dire qui | sont soustraites à la surveillance administrative et sanitaire, a augm^-U d'année en année dans des proportions très grandes, comnif démontre le tableau suivant :

Année 1875... 1,305

Ces chiffres corroborent les conclusions précédentes.

Enfin, il faut joindre à toutes les causes qui ont pu altérer les con^

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