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I ^;i>? la répartition du nombre des filles insoumises qui ont été inscrites sur les
r - 4e la prostitution publique, depuis 1872 jusqu'à 1879 inclusivement.
.-i. 1^'our : La compare contre la préfecture de police^ envisagée surtout au point
t^'U t^Tvice des mœurs. Paris, 1881.
A** QLe citation empruntée au même auteur, on a vu (leçon III, p. 112) que le
&r-r 1.-. maisons de tolérance diminuait de plus en plus à Paris» depuis 1855. Leur
r «^t »-ucore abaissé dans la période quinquennale que nous étudions. Le 1*' juin
. <• "tut en effet de 138; en 1878, il descendit à 137, et en 1879 il n'était plus que de
Uc^ 'a \ille et dans la banlieue.
198 AFFLUEKCE DES OUYBIEBS; AVANT, PEUDAITT ET APBiS L*IXÏ0SinJ5
Ne trouvez-vous pas, comme moi, dans cette affluence, brosqc' d'abord, puis sans cesse grandissante, au sein de la Ville, d'ounitr^ accourus de tous les côtés, une cause puissante d'augmentation por les maladies vénériennes? Le niveau de la prostitution D'a-t-ilpa»t)' forcément s'élever? N'était-ce pas un mal imposé par les cirooDstaIK^ et contre lequel il eût été difficile et même impossible d'opposer esdigue efficace ?
Plus tard, pendant toute la durée de l'Exposition, c'est-à-dire dus les trois derniers trimestres de 1878, ce ne furent pas seulement li ouvriers qui encombrèrent les quartiers de la périphérie ; ce Ait. « centre de Paris, la foule innombrable des visiteurs accourus de toioM les parties du monde. Loin de moi la pensée de faire peser sur \ii étrangers ou sur nos compatriotes de la province la responsahilAic i lourde de l'accroissement que prit à un degré tout à fait insolite la rot tagion vénérienne. Je suis même convaincu qu'ils en furent plutM^ victimes^ que les agents propagateurs, et que le stock de l'exportaiii dans ce genre , surpassa sûrement celui de l'importatioD. Nais à milieu de cette vie de plaisirs qu'ils cherchaient et que Paris leur uSn à profusion et sous toutes ses formes, les instincts génésiques nepJ valent manquer d'être surexcités. Que de facilités s'offraient à euxp^i les satisfaire, depuis les brillants sommets jusqu'aux bas-fonds de cfi prostitution multiforme, dont la renommée, depuis des siècles, prorlail la séduction dans tout l'univers ! Le commerce sexuel, comme tou^ il autres, s'efforça-l-il de répondre à ce qu'on attendait de lui? N'en doui pas. Et vous pouvez affirmer, sans craindre de le calomnier» qu*au fa de reculer devant le surcroit d'activité auquel on le conviait, il fit d^ mieux pour mériter et dépasser son antique réputation ^
cale, a eu Tobligeance de me communiquer des documents qui ^ennent à Tappu qae j'avance :
!• Livrets d'ouvriers délivrés et enrejçistrés à la préfecture de police :
Fraoftlt. |Élr«iif«r>. FrtoctU. lÉtrao^r*. Franctii. lÉtraactn. FrmH*^** |lk««^r« 10,818 I 2,511 19,865 | 3,071 31,697 | 4,092 22,051 I 5,4111
2« Livrets visés à la préfecture de police :
1. Mouvement comparatif des voyageurs français et étrangers, dans les moi> «1^ t
ifFLUENCE DES ETRANGERS A PARIS PENDANT L*EXP08ITI0N. 199
Ce serait faire peu d'honneur à votre perspicacité que d'entrer dans )plus longs développements sur cette question. Vous devinez, sans le j'y insiste, quelles durent être les conséquences fatales de ce liberlage sans frein, dont toutes les fantaisies les plus capricieuses ne ren- Diraient d'autres obstacles que les prix toujours élastiques de la Dalité. L'année de la prostitution clandestine s'enrichit de nouvelles Dombreuses recrues. L'habitude et l'attrait du vice payé les retenaient os doute dans ce milieu de corruption, dont la prostituée d'occasion de métier a tant de peine à sortir; et c'est ce qui nous explique pouroi le mal, loin de s'arrêter lorsque les causes qui lui avaient donné ■ssance eurent disparu, ne fit que s'accrottre et s'aggraver dans les n années qui suivirent l'Exposition.
Toilà ce que j'avais à vous dire sur l'augmentation des maladies lériennes dans la ville de Paris, depuis l'année 4875 jusqu'au corn-
. joillec, août, septembre et octobre, pendant les Expositions de 1878 et de 1867 :
Français. i Élranfars.
i re^iini de ces chiffres, on peut placer le nombre des visiteurs français et étranger r*> p<>Ddant les années 1875, 1876, 1877 :
En 1875 : 280,952. — En 1876 ; 281,839. — En 1877 : 263,018.
I ni'iTf'ooe des années, pour le nombre des visiteurs, a été à Paris, de 1872 à 1877 :
Français. 1 Étraoftn.
Détail, par nationalité, des visiteurs du 13 avril au 4 septembre 1878 inclus.
rtriv 64,034
^ue 31,419
ûîi^'fje 23,524
t-iui 14,550
irU 9,122
uide 7,380
^•tNorwège.. 2,896
Bfi jonr •
SLi J-k
rv-
Brésil 1,312
Portugal 1,806
Roumanie 1 ,587
Colonies françai»^. 877
Egypte 700
Caucase 752
Mexique 457
Grèce 904
Bolivie 55
Colombie 171
Pérou 190
Japon 180
Chili 136
Indes 435
Tunisie 103
UPlata 19
Equateur
Océanie
A 6 roc. •«.■ •••■•• San Salvador....
Venezuela
Chine
Paraguay
Costa-Rica
Honduras
Maroc
Nicaragua
Guatemala
Uruguay ,
Divers*.
Total 219,458
{Bulletin récapitulatif de statistique municipale^ année 1878, p. 729).