AUGMENTATION DU CHANOBE SIMPLE A PARIS DEPUIS
mencement deTanaée 1881. Ce mouvement se ralentira- t-il ? Je Tavais espéré en i h79 ; mais à cette époque et plus tard raccroissemeot extraordinaire sur lequel les statistiques ne peuvent nous laisser aucun doute vint démentir, de la façon la plus formelle, mes prévisions trop optimistes'.
Augmentation numériouk du chancre simplk depuis 1873 jusou'rn 1881. C'est le cbascrc>.:.
qui exprime le mieux les différents degrés de la contagion vénérienne. ProffreMtioH du chancre simple de 18~3 au eommeneement de 1878. A la veille de rBipoûLoD. A
chancres simples sont aux chancres syphilitiques dans les rapports de 1 à 2,33. Du chancre nmole pendant V Exposition. C'est surtout dans le dernier trimestre de UTS qu'il frtrt*
terrain. Le chancre syphilitique n'est qu'une fois et demie plus nombreux que lai. Du chancre simple apr^s F Exposition, en 1879. Loin de diminuer, il augmente et VemporUc*^'
nombre sur le chancre syphilitique. — Son accroissement coïncide avec celui des ou'u •«
vénériennes prises dans leur ensemble, mais présente une prépondérance marquer «iir k*
deux autres.
Du chancre simple en 1880. ~ Tableau complet des maladies traitées dans mon service» H ' :-i
consultation en l880.
Cette année-U, le chancre simple s'est trouvé, par rapport au chancre syphilitique, dia» j
proportion de 1,12 à 1. Il constituait à lui seul la dixième partie du nombre total des miltjn
vénériennes.
Des trois espèces de maladies vénériennes, le chancre mou est M qui présente, comme nombre, les fluctuations les plus considérables t^t les plus étranges. Ce résultat auquel m'ont conduit les longues slati^• tiques que je vous ai exposées dans mes leçons antérieures, md convaincu que la fréquence ou la rareté de cette affection donnait une mesure approximative de Tactivité qu'acquiert, à telle ou t^ll^ époque, la contagion vénérienne.
1. Parmi les causes de l'augmentation des maladies vénériennes dans la ville df PtfiKi
depuis 1875, je n'ai pas fait entrer en ligne de compte la question des mariages, i laqo-l'
j'avais accordé une place importante dans l'appréciation des causes de diiiiinoti«>L. *
1869 à 1875. — Pourtant le nombre des mariages a considérablement décru depuis i^'t-
1873. Peut-être ce fait n'a-t-ii pas été sans influence sur l'accroissement de la cont un :
vénérienne. J'en laisse le lecteur juge, en lui donnant les chiffres suivants, qui « J
officiels : i
Nombre des mariages dans Paiis^ de 1868 à 1880. '
En 1868 18,596 1875 18,845
On peut voir par ce tableau que le nombre des mariages diminue, loin d'augmeot-: j mesure que le chiffre de la population parisienne s'accroît. Il suffit, pour s'en conT^D rde comparer l'année 1872 à l'année 1879. (Voir sur cette question la leçon III. p. 113-ir !