Radezyge sif^nifie en norvégien mal immonde
MAL DE SAnrTE-EUPHiMIE (1727) — PIAN DE BTÉEAC (1751). 231
«VnteDdre sar sa nature. Le docteur Sundius, médecin de Thôpital des syphiii!i<]ues à ChrisUaDia, ne considérait point la radezyge comme une maladie »pfM'iale; il donnait à tous les cas le nom de syphilis. La description qu'en a Uite le professeur Sorensen qui ne la regardait pas comme syphilitique, va à I(DcoQtre de son opinion, car il est impossible de ne pas reconnaître la vérole hù< les symptômes suivants : maux de tête, douleurs dans les membres, surtout DActurnes; — éruption herpétique au front, à la poitrine, sur les épaules, sur if« bras, inflammation de la gorge. — Plaies sur le visage se convertissant en lierres profonds; tubercules sous-cutanés qui s'enflamment et suppurei^t. — Vstruction 'des amygdales, de la luette, du voile du palais par des ulcères ronr^'ants. — Nécrose et carie des os du palais et du nez. — Sur les membres, tkéres couverts de croûtes épaisses : — Aux parties génitales, à Tanus, au périlée: plaies, condyMmes, excroissances, tumeurs, carie, nécrose des os du crâne t des os longs. — Contagiosité de la maladie qui se communique par la ilive, la sueur et Tichor, au moyen de couteaux, de cuillers et d'habits dont anni le peuple on se sert en commun. — Le mercure est le meilleur et le plus nportant de tous les remèdes.
M. StefTens croyait aussi, comme le docteur Sundius, àr^dentité de laradezyge 1 de la syphilis. ^ Boeck l'avait d'abord contesté, mais il finit par se rendre à ♦^\idence.
:>ypfifhide duJatland décrite sous ce nom par Van Deurs, et observée aussi ar Sillie. Syphikides de VEsthonie, de la Courlande, de la Lithuanie. Toutes ces aladies dérivées plus ou moins directement de la radezyge, ne sont autre chose ae la syphilis, importée et propagée dans ces contrées suivant le mode de contfioQ propre à toutes les endo-épidémies syphilitiques. On peut en dire autant i la maladie de tHtmnrsch dans le Holstein {Morbus venereus ditmarsiensis).
V. M il de Saùite-Eupkémie (Drôme) (1727).— Jean Baye, a publié l'observation un»* sage- femme qui atteinte d'une pustule sur le doigt index de la main '«'it'*. de dartres universelles sur tout le corps, etc., communiqua dans n^rnce de sa profession, en mai 1870, sa maladie à plus de 50 femmes if^lates. Celles-ci la donnèrent à leurs enfants et à leurs maris. Au bout de latrie moi:^, 80 personnes étaient contagionnées.
^^if i quels étaient les symptômes de l'affection : Pustules et ulcères ; — ibi^Tules durs et calleux; — écailles et croûtes lépriformes; — angines, pp*'4'ie, etc.; — ulcères des doigts de pieds. — Guérison par le traitement «rrurii'l interne et externe.
La netteté du mode de contagion dans celte épidémie, les cas analogues i^^^rtés par Louise Bourgeois, Gardane, Lecoq, Musitan, etc., nelaissent aucun Pute sur la nature syphilitique de ce mal.
B:eD D'est moins rare que le chancre du doigt chez l'accoucheur; mais '^, 'urd hui, le patient après avoir été victime de son art, ne devient plus un ^otde transmission, pour peu qu'il soit prudent et honorable.
^hande Nerac (I7tI). — On a désigné sous ce nom une épidémie de rptiiliç observée par Joseph Raulin à Nérac en 1751 et 1752. C'était un mal Mitarieux ayant beaucoup de rapport avec la maladie des nègres appelée le ^. Voici de quelle façon il se développa : un enfant syphilitique infecta ses