VÉNÉRIENNE DE LA SYPHILIS PRIMITIVE ET SECONDAIRE
!s dangereuses au point de vue de la contagion. Voilà donc une vaste ;ioD ou s'élabore le virus pendant toute la durée de la syphilis primie et ensuite plus tard dans la phase virulente des accidents conséifs. Annexez aux organes génitaux, la région anale qui en est si isine, et qui forme aussi un foyer dont la place pour être moindre [is topographie du contagium, n'en est pas moins fort importante. s plaques muqueuses qui s'y développent sont d'une vie puissante leviennent quelquefois d'énormes masses végétantes dont la surface »se constamment suinter un liquide très contagieux. La transmission ' ce foyer s'effectue surtout de la femme à l'homme, beaucoup plus ?de rhomme à la femme, pour des raisons que vous devinerez aisé- Dt. La région génito-anale à tous les droits pour être mise au preiT rang parmi les sources virulentes et c'est d'elle que procèdent squc toutes les syphilis vraiment vénériennes, c'est-à-dire contracs pendant l'exercice des fonctions génésiques. hirant les premiers mois de la vie, chez les enfants atteints de ihilis héréditaire, le foyer le plus actif de la sécrétion virulente se sre placé à l'autre extrémité du tube digestif , sur les lèvres,
Ltnjx qui sont précoces participent sans doute de la virulence propre à la période dite r.d liiv. — On 8*est demandé si la syphilis à Vétat latent était contagieuse. Nuus »r ns encore si, pendant la période d'incubation, le virus syphilitique a suffisamment ii<iué lorganisme pour lui permettre de transmettre la maladie par le sang ou autreiiUi croit que le père et la mère, alors qu'ils sont guéris en apparence, dans Tintervalle p«>'js.<t''ei, peuvent transmettre la syphilis au fœtus. L'enfant qui natt avec la syphilis diuire, mais qui ne présente aucune manifestation extérieure de la maladie, n'infecte do moins en général, sa nourrice et les personnes saines qui sont en contact avec Il pasâ^: pour inotTensif pendant cette sorte d'incubation dont la durée moyenne est [i • u deux mois après la naissance.
I question de savoir si le lait des femmes syphilitiques est ou n'est pas contagieux >^)^*upé tous les auteurs depuis le commencement du seizième siècle. Ainsi, en 1505, lOf*; en 1530, Fracastor; en 1536, Paracelse; en 158â, Nicolas Massa déclaraient Mseiit que la syphilis se transmettait aux nourrissons par le lait des femmes rM.-<. - An dix-septième siècle, Eustache Rudius (1610) et Blagny (1647); au dixj»me siècle, Astruc (11T6) et Bell (1795), soutinrent la même opinion. — Mais, en 1788, tetx proteiita contre elle ainsi que Fritze (1795) qui affirma que la transmission de la l^iii^ (Mandant Tallaitement ne pouvait s'effectuer qu'autant qu'il existait des lésions 'tti<{u«s sur les seins. Dans le dix-neuvième siècle, Mahon, Heaumes,- Diday, Robert, k^l-^rt. Ricordi, Plaite, Cerasi, croient que le lait des nourrices syphilitiques est it'^ «: ft contagieux. Il faut énumérer parmi ceux qui pensent le contraire : Bertin, "liï'jr. Barbaotini, Rollet, Pellizarri, Profeta, Geigel et Padova. Au nombre de ceux '-- ut«Qt nommons : Bumstead, Galligo, Belhomme et Martin, Davasse, Lancereaux isir^buo. — Je me range parmi eux, et je suis d'avis que dans le doute il serait indis- »•<*! 1" 4e «abstenir, à moins que l'enfant ne fût en imminence de mort prochaine si on :o: «ijunait pas le lait d'une femme syphilitique et que, par un concours cxtraordivtt. A^ drcoDstances, il fût impossible de lui trouver un autre aliment.
1256 IMPORTANCE DU FOYER BUœAL ET DU FOYER MAMMAIRE
sur tous les points de la muqueuse buccale et de la gorge et de plu^ dans l'intérieur des narines qui sécrètent en abondance un Uqui^i^ mucoso-purulent, donc des mêmes propriétés contagieuses que celui des plaques muqueuses puisqu'il provient de la même cause. — La région bucco-nasale est à cet âge l'équivalent de la région génitoanale chez l'adulte. L'immense majorité des syphilis transmis<:^s de? nourrissons aux nourrices le sont par cette voie. On cite hifc quelques cas dans lesquels ces petits êtres ont infecté ceux qui leur donnaient des soins, avec des lésions cutanées suintantes situft^ sur d'autres parties du corps et en particulier sur les fesses; mais iL> sont insignifiants comme nombre si on les compare à ceux où la contagion provenait de la bouche ou des narines.
Chez les adultes, cette région occupe le second rang comaie impor tance dans les sources de la contagion syphilitique. A partir du itjh sièmemois de l'intoxication jusqu'à la troisième, la quatrième eim^^nr la cinquième année, il y a bien peu de malades qui ne soient atte iou de nombreuses poussées de plaques sur les lèvres, sur la langue, ïb différents points de la muqueuse buccale, et principalement >« l'isthme du gosier. Or, toutes ces plaques, même les plus minime^. H plus superficielles, les plus fugaces, sécrètent un liquide contap^c^ qui se mêle à la salive et lui communique des propriétés virulent*;»' Contrairement à ce qui a lieu pour la région génito-anale, ici t V^ l'homme qui est plus dangereux que la femme, car chez lui les syiii lides virulentes bucco-gutturtales sont beaucoup plus commuor- récidivent bien plus fréquemment que dans l'autre sexe. On vi>\sj autrefois, dans la transmission de la syphilis parlabouche, lesprem^ d'un Ubertinage rafBné. Rien n'est moins exact, et la plupart du ttn ; c'est d'une façon fort innocente et même indirectement, par rinlt-m" diaire d'ustensiles de ménage ou d'instruments de travail, que sV?' tue la contagion.
Un autre foyer virulent, bien inférieur à ceux qui précèdent, niJ dont le rôle longtemps méconnu ou faussement interprété a ét«' 'n. dans son vrai jour depuis plusieurs années , c'est la région mammjur- Le mamelon qui, pendant l'allaitement, se trouve en contact si iniin avec la bouche du nourrisson, est placé dans les conditions les |>'' favorables à recevoir la transmission. C'est là l'origine la plus '^-•r mune du chancre mammaire. Quant aux plaques muqueuses, *\. sont relativement rares; aussi le nourrisson risque-t-il bt*au<"^ moins d'être infecté par les lésions secondaires du sein de sa nuurth'i que la nourrice par celles de la bouche de son nourrisson. M. Rt.»i£