‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 138 sur 441 · DAKS LA CONTAGION DE LA SYPHILIS HÉBÉDITAIBE · texte numérisé non relu

DAKS LA CONTAGION DE LA SYPHILIS HÉBÉDITAIBE

^ajt (loue remarquer avec raison que la nourrice communique peutftre plus souvent la maladie au nourrisson, par les rapports directs le bouche à bouche, ou indirects, c'est-à-dire en le lavant avec sa alive. en lui donnant à boire oit à manger avec des ustensiles de Dénage dont elle vient de se servir elle-même, que par l'allaitement. Kïoi qu'il en soit, ne perdez pas de vue ce foyer, bien qu'il reçoive la ualadie plus qu'il ne la donne, car, dans la pratique, vous aurez ouvent l'occasion de l'observer sous ces deux aspects de l'étiologie ypbililique.

Tels sont les points de l'organisme où les lésions virulentes se déveippent pour ainsi dire systématiquement. N'est-ce pas une fatalité iogulière que co soient précisément ceux qui établissent entre les idividus les rapports de contact les plus intimes et les plus fréquents lans le commerce ordinaire de la vie? Cherchez ailleurs et vous n'en ruuverez pas qui puissent leur être comparés. En eux se résume la )|)ograpbie de la contagion dans l'organisme. Elle y atteint la pléniide de son activité. Sans doute, on voit souvent la transmission se roduire par l'intermédiaire des doigts ; mais ce n'est qu'accidentelleleot et dans certaines professions. 11 n'y apoint sur ces organes de ces ét^rminations fixes qu'on peut prévoir et dont la virulence pendant e longues années ne fait jamais défaut.

i-'*C« »I LA COMTA6I0?! STmiLITIOUB* -^ ClIlCOXSTiNCKS QUI LA FAVORISENT ET LA FO.XT NAITIE.

— K 4« protectear de l'épiderme et des épithéliuros; nécessité d'un foramen eontagiosum dos

Kt ,' t e« #>pidenno-épitbéIiaIe8.

^- '"utioB des chancres infectants d'après leur provenance et leur topographie, lo Chancres

;> '.iikz; chancres gênito-buceaux et bueco-génitaux ; chancres ano-génitaux et génito-anaux. —

2* *"1 ancres extra-gémtaux : ils sont beaucoup plus communs chez la femme que chez l'homme.

JL :k. acres buecoMX ou labiaux; chancres ano-buccaux et bucco-anaux ; B. cliancres bucco-mam-

r'rft ^t tmgmomaireS'bMceaux; G. chancres digitaux.

I^ioi 4ri ê9uf/ieuri de verre : De la contagion syphilitique médiate. — Des parasites comme agents

*• 'Ltafrioo.

1^^- u M«rûuife .- Dos divers modes delà contagion dans la syphilis vaccinale. — Elle peut provenir

!• ti %A(i tnifere : S* do vacciné ; 3^ du vaccinatcur. — Vaccin en plaques ou en tubes teinté de

■•r^ Lactivile dn vims syphilitique persiste longtemps après sa séparation de l'organisme qui

— Endo-épidémin vaeetHO-typhilitiqueM.

^ (.srveox de contagion syphilitique.

Pour compléter et pour terminer ce que j'ai à vous dire de la conta- (ioo syphilitique, il me reste maintenant, après vous avoir décrit ses sources et sa topographie, à vous parler de ses modes et des circon-

VACBUC. — MALADIES VBNBR. 17

258 CLABSIFIOATION DES CHANCBB8 SYPHILITIQUES

Stances qui la favorisent ou la font naître. Il ne suffit pas que le vini> soit déposé à la surface de la peau et des muqueuses pour (p Tendroit souillé devienne le siège d'un chancre infectant. Si l'épiderme ou répitbélium sont sains et intacts, aucune action morbide ne ^^r^ suscitée, et la contagion ne se produira point. Ce sont ces enduits qui forment le véritable obstacle à l'infection. C'est une erreur de croir» comme on le faisait autrefois, que réchauffement des surfaces* Wj congestion vasculaire, leur éréthisme nerveux, constituent des coDditions nécessaires à la contagion. Il est inutile d'invoquer ici une action physiologique mystérieuse. La réceptivité n'est point liée à l'exerci t fonctionnel de tel ou tel organe ; elle est subordonnée à son état d'inte • grité. Tant que son vernis épidermique ne sera ni déchiré, ni éraillt. ni aminci outre mesure, le virus n'aura aucune prise sur lui ; roai^ tout en admettant que la formation d'un faramen coniagiosum *^i indispensable pour que la matière virulente pénètre dans réconoiui^ ne croyez pas qu'il vous sera toujours facile, ou même possible, «ldécouvrir cette porte d'entrée. Maintes fois elle est imperceptible microscopique et échappe à toute investigation. Il n'en faut pas nioini supposer son existence, car on voit, dans un grand nombre de fait: que plusieurs points du corps étant également souillés, à laïuùuc époque, par le liquide virulent, ceux-là seuls où il y a des éraîllurc^ ou autres solutions de continuité deviennent contaminés. Cela po»^, vous pouvez mettre au nombre des circonstances propres à la codU* gion tous les actes physiologiques, morbides ou traumatiques qd auront pour résultat de ramoUir, de distendre, d'amincir, etc., i^ enduits épidermiques etépithéliaux.

Quoique des trois maladies vénériennes, la syphilis soit celle qu mérite le moins cette qualification, cependant c'est par les rapix^n^ sexuels que s'effectue le plus habituellement sa contagion dire< '.*- C'est donc là de beaucoup le mode prédominant, surtout A^» l'homme. Et quand je dis rapports sexuels, je les prends, non seulr ment dans leur exercice normal et régulier, mais aussi dans toutes ir aberrations auxquelles les entraînent l'instinct génésique perverti k . pratique du libertinage. Il est inutile, je pense, de m'étendre sur ' genre d'étiologie : vous me comprenez suffisamment. Mais nous \^ u vous classer, d'après les sources de la contagion, les chancres syptui tiques qui se développent sur les organes sexuels. Ainsi nous tn>«* vous : l*" les chancres génitaux proprement dits, c'est-à-dire ceux qu: transmis ou reçus, restent confinés dans cette région; 2* les chance génitO'buccaux et bucco^géniiaux ^ qui ont leur point de dépsr

DAPRèS LEUR PROVENANCE ET LEUR TOPOGRAPHIE. 259

lotôt à la bouche et tantôt aux organes génitaux. Us ont à peu près la )ème fréquence dans les deux sexes ; 3* les chancres ano-génitaux^ ue les organes génitaux contractent dans leurs rapports avec l'anus. D De les rencontre que chez Thomme; les femmes en sont exemptes, ir. par suite de leur conformation, leurs parties sexuelles ne peuvent is se mettre en contact avec la région anale de Tun ou de l'autre sexe; Les chancres génito-anaux, communiqués à l'anus par les parties initales. Ce sont des chancres que la femme reçoit, mais qu'elle ne cme pas. On les observe très fréquemment chez elle. Ils résultent ez rhomme, comme les précédents, des pratiques de la pédérastie. -rces chancres, qui sont immédiats ou directs, il faut ajouter tous ceux j peuvent résulter du contact fortuit des parties de la génération ecdes objets inertes ou des organes souillés par le virus syphiliue, tels que linges ou autres pièces de pansement, canules d'irriga- 1rs, spéculums, instruments de chirurgie, toucher ou attouchements ^c les doigts, etc., etc.

La syphilis débute chez la femme, comme chez l'homme, par un iflore syphilitique, sauf dans quelques cas exceptionnels dont je i< parlerai tout à l'heure. La doctrine contraire n'a jamais été ieusement soutenue. Le raisonnement suffirait à lui seul pour en rejustice.Pourquoi, en effet, la syphilis serait-elle gouvernée chez emme par d'autres lois que chez l'homme ? Est-ce que l'organisme stpas fondamentalement le même dans les deux sexes? Les autres l&dies virulentes, aiguës ou chroniques, se comportent-elles autrem chez la femme que chez l'homme? Au surplus, l'observation lous les jours prouve qu'on peut parvenir à découvrir le chancre hilitique féminin quand on se donne la peine de le chercher. Mais '>t indispensable pour y arriver d'explorer toutes les régions du p<. rar chez la femme le chancre est extra-génital bien plus sou- Ique chez Thomme: 100 chancres génitaux contre 25 extra-génii Clerc et Carrier); — 100 chancres des parties sexuelles contre 16 ^s en dehors de ces régions (A. Fournier). Chez l'homme, au courir, les chancres extra-génitaux ne sont, par rapport aux chancres partie:» 'génitales, que dans la proportion 5 à 0 contre 94 ou 95 irr>D. La raison de cette fréquence relative du chancre extra-génital z Li femme est facile à trouver. N'existe-t-il pas, en effet, pour la itaiLHOD dans le sexe féminin, des voies qui ne lui sont pas ouvertes qui De s'ouvrent qu*exceptionnellement chez nous ? De ces voies contagion, trois surtout sont à signaler : le sein, l'anus et les ioDs pérwgéDitales.

260 CHANCRES GÉNITAUX ET EXTRA-aÉNITAUX.

Quant aux chancres de la bouche et de Tisthme du gosier, leur j»r portion m'a semblé à peu de chose près la même dans les deux s'i- Il n'est pas nécessaire que le virus soit directement appliqu» >i l'endroit qui deviendra le siège du chancre pour que la cont;.,^^ s'effectue. La salive lui sert de véhicule, et c'est ce qui expliqu»- j-i quoi l'on observe chez l'homme l'accident primitif sur lesam}.Mou sur d'autres points de l'isthme. Chez la femme, ils peuvent n*^ù du contact immédiat de la partie contaminée avec l'organe j-oi atteint de chancres ou de plaques muqueuses. En classant les chao.i syphilitiques buccaux, d'après la source de la contagion, on trouv ^°les chancres buccaux ou labiaux, qui résultent des rapport? bouche à bouche entre individus de même sexe, surtout chez la ffiuii ou entre individus de sexe différent, ce qui est le mode le plu> <a mun; 2*^ les chancres génito-buccaux et bucco-génitaux docij parlé précédemment; 3° les chancres buccaux^ anaux eXano-bua'a dans les deux sexes ; 4* les chancres buccaux communiqués à n'im;*J quelle partie du corps par le contact des lèvres ou de la langue : o »d les chancres bucco- mammaires et mammaires-buccaux, qui ft»niM une catégorie très importante. C'est un mode de contagion pr-?^ spécial à la femme et qui se produit pendant l'allaitement. On a (»1*^ cependant aussi des chancres au mamelon chez Thomme, quiavai été communiqués par des lèvres de femmes infectées. Ce sonld»" très exceptionnels. Il est rare que le chancre syphilitique au mam ' chez la femme, ait une autre origine que l'allaitement. D\m •} vienne, il est toujours un agent actif de la contagion dans cet acte] voici comment : supposons qu'une nourrice à qui sou nourn^i habituel a communiqué un chancre syphilitique mammaire, li -l par occasion le sein à un nourrisson étranger; le fait se voit Ir» - » vent. Qu'en résullera-t-il? Ce nourrisson étranger contrarten chancre buccal et le communiquera au sein de sa nourrice liaM'u*^ laquelle pourra contagionner d'autres enfants, grâce à riiabri qu'ont les nourrices de se prêter mutuellement leurs nourri^^- i^i la nourrice infectée est la mère du nourrisson, elle conlraclera^ mc^me la maladie, car celle-ci n'est pas une syphilis héréditaire», • j à-dirc la seule qui crée une immunité en faveur des raères-nourr> De cette façon, la loi de Colles, dont je vous ai parlé dans mes i^l sur la pathologie générale des maladies vénériennes, paraîtra se \x\Â en défaut. Il en est de même lorsque le nourrisson contra-K maladie par la vaccination; il peut communiquer à sa nuTr»^ syphilis acquise. Là encore ce serait une erreur de croire que dt» joi

Page 1