‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 139 sur 441 · CHAKCRBS SYPHILITIQUES DU SEIN · texte numérisé non relu

CHAKCRBS SYPHILITIQUES DU SEIN

kits infligent un démenti à la loi de Colles, puisqu'il ne s'agit point de a syphilis héréditaire. M. Amilcare Ricordi^ dans son excellent traàil : Sifilide da Allattammto, 1863, regarde la loi de Colles comme rê^ générale, et ne lui trouve qu'une seule exception qui, du reste, iVsi qu'hypothétique et n'a pas été prouvée par des faits : c'est lorsque Vnfanl, syphiUtique héréditairement du chef paternel, n'a pas infecté imère pendant la gestation, et pourrait plus tard l'infecter pendant allaitement. La syphilis infantile étant beaucoup plus fréquente que 'S lésions syphilitiques primitives ou secondaires du sein , c'est artoat la femme qui court le plus de risques dans l'allaitement. U'^si en voit-on un grand nombre qui sont infectées par leurs nourris- ODs. Remarquez que toutes les circonstances les plus favorables à la DDlagion se trouvent réunies dans l'acte que nous étudions : d'abord enfant est dangereux par le jetage nasal et par les plaques mu- Qf-uses de la bouche ; puis il est en contact répété et prolongé avec le rin : il humecte de sa salive virulente des parties érectiles et d'une Irurture délicate, qui sont exposées aux gerçures, aux excoriations, iix fissures, etc. Pressions, tiraillements, aspirations, frottements fpétés, voilà ce qu'ont à subir au plus haut degré les organe? mis en !U par Tallaitement. Aussi combien peu de nourrices échappent à infertion, lorsqu'elles allaitent pendant un certain temps des nourrisms syphilitiques ! Cette syphilis, dont je viens d'indiquer l'origine et îs modes de contagion, est presque fatalement condamnée à sortir de \ sphère habituelle et à se transmettre à des personnes étrangères, I mari de la nourrice, à ses enfants, à ceux du voisinage, aux pertones chargées de veiller sur ces enfants. Il en résulte de vrais foyers ido-épidémiques, semblables à ceux dont le pian de Nérac nous tre un exemple. Le même processus d'infection a été observé à itr^rents degrés dans d'autres endo-épidémies, àRivalta, à Lupara, à Teanae, à Casorezzo, à Uboido, à Marcallo, etc. Parmi les chancres syphiHtiques bucco-mammaires il faut citer ceux Di résultent de la 5t/cc{0Az é/M sein par un <zrfM//«. Cette pratique, en ^z^. surtout dans les campagnes,' a pour but de dégorger le sein des ûttrrices ou de faire le mamelon des nouvelles accouchées. Ce sont l^< femmes adultes qui exercent cette profession. Lorsque l'une IVIIes est affectée de syphilis buccale, elle ne peut manquer d'infecter e< clientes qui à leur tour contagionnent d'autres sujets. M. Rollet a it''uncas de ce genre. II y en a un des plus intéressants dans le i^moire du docteur F. Bourgogne intitulé : Considérations générales Mr la contagion de la maladie vénérienne des enfants trouvés à leurs

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