DES DIVERS MODES DE LA CONTAGION
vaccin qu'on puise dans la pustule est souillé de sang. Rien de plu simple et de plus naturel. Mais vous allez voir combien dans quelqu cas la question se complique. En effet, on a vu, dans certaines s^n*-* de vaccinations suspectes et malheureuses, un des vaccinifères communiquer, par son vaccin, la syphilis, avant d'avoir cette maladie. \mdans l'épidémie vaccino-syphilitique de Rivalta, Tenfant Manzoue q j avait reçu son vaccin de l'enfant Chiabrera infecté de syphilis h^rditaire, eut des pustules vaccinales légitimes, dans lesquelles f*\ puisa, au huitième ou neuvième jour de leur durée, un vaccin ';»; infecta un grand nombre d'autres enfants. Or, Manzone, au huititrou neuvième jour du vaccin, n'avait pas encore de chancre syphiir tique, puisque l'incubation de ce chancre est en moyenne de 30 joijr>.
toutes ces lésions. Hubner fut condamné à six semaines de prison. Un fait curi«*uK. d,i\ cette épidémie, c'est que l'enfant Geiger, inoculé par le premier vaccinifère, r^î^ta i« tj i sain ainsi que sa mère, et cependant le vaccin qu'il fournit pour inoculer d autn'> •*' f . I communiqua la syphilis à Tun deux. Par contre, un autre enfant, Blos^r, vao>-i" :ii Tenfant de Keller, devint syphilitique au bout de cinq mois et cependant s<>n «« i nMnfecta aucun des vin(^t-cinq enfants auxquels il fut inoculé. Les chancres commui . . \ par les enfants syphilitiques se développèrent sur les seins, sur la bouche, sur la u * sur les avant-bras des femmes qui les allaitaient ou les soignaient.
En 1856, eut lieu l'épidémie vaccino-syphilitique de Lupara (province de N;>. ' observée et décrite par M. Marone. En novembre de cette année-là, M. le docteur M..'" vaccina une petite lUIc Philomène Lislorti, âgée de huit mois, avec du vacrin : venant de Campo-Basso et coloré par un peu de sang. Celle-ci servit à en v.«d'autres. Vingt-trois de ces enfants, y compris le vaccinifère, furent atteints de ^> \*) *l les accidents consécutifs cutanés et muqucux se montrèrent en général vers le m.': j i janvier 1857, c'est-à-dire un mois et demi ou deux mois environ après la xarti: r H Ces enfants communiquèrent des chancres indurés à leurs mères par l'allaitetu' I celles-ci infectèrent leurs maris; puis le mal s'étendit à d'autres personnes de la !^*iili ou du voisinage. — Le vaccin pris sur les premiers inoculns infecta une se^^mul' - i de onze enfants qui, à leur tour, contugionnèrent leurs mères, et ce deuiiên « ' i s'agrandit comme le premier.
En 1861 eut lieu la grave endo-épidémie vaccino-syphilitique de Rivalta (pv* d'Alexandrie), si bien décrite par M. Pacchiolti dans son mémoire intitui«^: >• i ttmsmessa per mezzo délia vaccinazione in Rivalta^ pressa Aofui. M. Cog)ri<»la m un enfant de onze mois, Chiabrera, avec un tube venu d'Acqui. Dix jours apK-s, !••.'. i 1861, on prit du vaccin dans les pustules de cet enfant pour inoculer dall^ u:.- ^ séance quarante-six enfants. Le 12 du même mois, dix-sept autres enfants fur- * culés avec du vaccin recueilli au dixième jour sur l'enfant Manzone, un des qu^rA: * ' de la première série. Il y eut donc deux vaccinifères. Le premier. Chiabrera. a^ •. • infecté, comme cela fut reconnu plus tard, deux ou trois mois avant sa vaccinAti le sein d'une nourrice qui l'avait allaité accidentellement. Quant à l'enfant Mai . n'était pas encore syphilitique, ou du moins il ne présentait aucune trace de char.* ' • fectant sous ses pustules vaccinales, lorsqu'on y puisa, au dixième jour de leur ilur.< vaccin qui servit à la seconde série des vaccinations. Les résultats de ces «opérait i - ' rent désastreux. En effet, le premier vaccinifère (Chiabrera), transmit par s«»n ai • syphilis à trente-neuf enfants, et le second (Manzone), à sept enfants. Le premici «