‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 163 sur 441 · DU CHANCRE SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

DU CHANCRE SYPHILITIQUE

.Watiun. Ce chancre peut être en même temps annulaire^ c'est-à-dire i\t^^ un épaississement très prononcé de ses bords qui forment un adre à lérosion centrale et Tenchàssent.

4* Chancres indurés ulcéreux : Ces chancres débutent, comme les atres, |)ar un tubercule, une saillie papulo-tuberculeuse qui s'élargit u s'aplatit. Mais leur surface, au lieu de rester horizontale ou de se omber, se creuse par le fait d'un travail d'exulcéfation qui dépasse la impie érosion. Les deux éléments du chancre, l'induration et l'ulcéra- OQ font simultanément les mêmes progrès. Tous les chancres syphiliques forment, du reste, une série continue et régulière, depuis les lus plats jusqu'aux plus bombés, et depuis les plus bombés jusqu'aux lt]^ creux. Un chancre bombé peut devenir creux. Il en est de même un simple chancre érosif. La surface libre de la base indurée, au lieu e re>ter plane ou convexe, s'excave plus ou moins profondément aux épeus du néoplasme. Le derme cutané ou muqueux est rarement kvré dans toute son épaisseur. Les sous-variétés du chancre ulcé- Aix sont le chancre cupuliforme^si Texcavation est légère, le chancre xfundibuliforme^ si elle est plus profonde. Quelquefois l'entonnoir, pire par le chancre, a sa tige en goulot formée par un lymphatique duré. Les autres sous-variétés sont le chancre fissuraire^ le chancre 1 rhagade ou linéaire. Ces configurations dépendent du siège et de la tsposition de la peau ou de la muqueuse à leur niveau.

•>* Chancres très peu indurés et ulcéreux : Cette variété est assez in* : on pourrait la confondre avec le chancre simple. Le travail des- Ui(eur ou ulcératif moléculaire l'emporte sur le travail néoplasique. "induration scléreuse disparaît rapidement : la perte de substance ft^'od même au delà du néoplasme et détruit la peau ou la muqueuse. I réparation ne se fait qu*à l'aide d'une cicatrice persistante. Un ^T*^ de plus dans ce travail ulcératif et on a le chancre phagédé- ^ infectant, et même le chancre serpigineux. Quelques-uns de ces lancres paraissent même primitivement ulcéreux. En général, ils ne ut pas alors exclusivement syphilitiques, mais mixtes, c'est-à-dire vrtvnanl tout à la fois du virus du chancre simple et du virus syphili- )ue. Leurs bords, au lieu d'être évidés et arrondis, sont taillés à pic et

<• Chancres à érosion diffuse et érysipélateuse^ avec un ou plusieurs yers fC induration^ et une large zone de sclérose irrégulière. On voit le vaste surface d'un rouge sombre, dépouillée de son épithélium aime la surface d'un vésicatoire, luisante, polie ou finement granu- D^e, reposant sur un fond sclérosé ou induré et sécrétant un liquide

3U NOUBBE DES CHANCRES HYPHILITIQCBS

sérO'puruleat. On distingue sur cette surface une ou deux taches â'uD' couleur plus foncée qui présentent quelquefois des zones concenlri(ii]« de coloration variée ou uae teinte ecchymotique centrale, et de^ contours arrondis , contrastant avec la configuration irrégulière de la lirçplaque. Un pareil chancre qui s'éloigne du type habituel, tient prot^blement h l'irradialioD du travail inQammatoire spécifique sur !'• réseaux lymphatiques de la région occupée par le chancre. Elle coinri<l> souvent, en effet, avec la lymphite des gros vaisseaux lyniphati<]Ti*> qui se traduit par un cordon dur et noueux se dirigeant du r<sir rW ganglions.

7° Les chancres éléphantiasiques, c'est-à-dire accompagnés H'a œdème dur, hyperplasique qui peut s'étendre fort loin. Ils se rap prochent beaucoup des précédents dont ils ne différent que parl'sS sence d'érosion difi'use et l'intégrité de l'épithélium ou de l'épidtrm sur tous les points, sauf &a niveau du chancre.

8° Les chancres à sclérose volumineuse et profonde, sous-cuiaDr" -i sous-muqueuse. L'ulcération y reste parfois très superficielle, nui d'autres fois la tumeur globuleuse se ramollit, se vide et se coDT<rd en une cavité ampullaire entourée d'une coque indurée. j

Ou pourrait encore décrire d'autres variétés, comme la varv^ ecthymateuse, la variété hémorrhagique, diphtérique, etc. Mai^ il ' sera question quand nous parlerons des caractères particuliers qa :ff prime aux chancres la région du corps sur laquelle ils sît'gt^Dt i'<r< complications que nous décrirons plus lard. 1

La fréquence des chancres syphilitiques est une questiou H- -i : dont les développements ue seraient pas à leur place dai.- i tion purement clinique. Du reste, je vous eo ai dit a>-<i ■■ lans mes leçons sur la contagion des maladies véncrienD'---i m noint de vue démographique.

icoup de syphiliographes, même parmi les plus aulorî:>^>. 'A autrefois qu'un des principaux attributs du chaarre iuf-u d'être unique chez un même malade, tandis que le chai.*, r- 4

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