HUITIÈME LEÇON
DESCRIPTION DES CHANCRES SYPHILITIQUES SUIVANT LEUR SIEGE SUR LES DIFFÉRENTES RÉGIONS DE ^ORGANISME
Topographie des chancres sypuilitiqurs. Leurs trois foyers principaux : foNer;^ «.
foyer buccal, foyer mammaire.
Chancres infectants cutanés : Chancres syphilitiques du sein; — chancre sv,^!-
tiques des doigts.
Chancres syphilitiques de la tête : Chancres des lèvres, de la langue, des ^r"..:^
de risthme du gosier, du nez, des paupières et de la conjonctive. Chancres syphilitiques des organes génitaux chez l'homme: Chancres s^phih m
du gland, de la couronne et du sillon, du méat, du filet. Chancres syphilitiques du prépuce : balano-posthites infectantes avec phiroosif. Chancres syphilitiques du fourreau, du pubis, des bourses.
Chancres syphilitiques des organes génitaux chez la femme : Chancres syplu. 't m de la vulve : de la fourchette, des grandes et des petites lèvres, do iIiU'T.n - Chancres du vagin.
Chaneres syphilitiques du col de Tutérus.
Chancres syphilitiques de l'anus : Chancre péri-anal; - chancre anal. j
Chancre rectal.
Il n'est aucune région du tégument externe qui ne puisse dv\rà le siège d'un chancre syphilitique. On en a observé sur les parti»-* W plus insolites et là où il y avait le moins de chance de les rencoDtnt aux pieds, aux jambes, dans le dos, à la nuque, aux paupière», t^ doigts, sur les membres supérieurs, etc. Aucune surface dfN iw queuses accessible à la contamination n'a été épargnée : amygdalH langue, lèvres, muqueuse anale, muqueuse uréthrale, etc. L'ubiquij est donc un des caractères de l'infection chancreuse syphilitique. I cela est si vrai que vous vous tromperez rarement en supposant, ûi traction faite de toute autre preuve, qu'un bouton érosif, un»* ^^^ ration cutanée ou muqueuse, d'une certaine durée et quelqu»» :^ suspects, sont syphilitiques par cela même qu'ils occupent un^i-^ insolite. Sans doute la grande majorité des chancres infectaoU développent sur les organes génitaux ; mais le chancre syphilu* ^ extra^'génital est relativement très commun surtout si oa le roin:'4 au chancre mou extra-génital. Ainsi sur 40S5 chancres mous, i i en a que quelques-uns développés en dehors de la sphère gêuiiAl tandis que sur 2107 chancres infectants on en a compté 126 ^
CHANCRES INFECTANTS CUTANES. 319
aient extra-génitaux. Cette différence si considérable dans la proporm des chancres mous et des chancres syphilitiques extra-génitaux ouve d'une manière irréfutable l'ubiquité des derniers. ( »n en trouve la cause très plausible dans les circonstances qui préient à la contagion de la syphilis. Je vous ai démontré, dans une t^r»;*dente leçon, qu'elles étaient si nombreuses, si variées, si imprée.<, qu'on devait s'attendre à toutes les surprises dans cet ordre de t>, et que le chancre syphilitique se contractait de tant de façons difféitf's eo dehors du congrès sexuel, qu'il fallait le considérer, comme iniment moins vénérien, à ce point de vue, que le chancre non Vctant. Qu'il me suffise de vous rappeler ici qu'envisagé dans sa x^graphie générale, l'accident primitif de la syphiHs a trois grandes ?inns sur lesquelles on le rencontre le plus communément et qui lent tour à tour le rôle de foyer ou de réceptacle, suivant les hasards la contamination. Ces trois foyers sont les organes génitaux^ la ^iche et les mamelles. Ailleurs le chancre syphilitique est plus àcci- Dt^l et plus rare. Sans entrer dans des détails statistiques que vous Miverez partout, occupons-nous maintenant de le décrire dans ses Férents sièges.
\i\i\U se développent sur la peau ou sur les muqueuses, dans leurs vr» habituels ou sur des points insoUtes, les chancres infectants se ûifoslent toujours par leurs caractères fondamentaux, c'est-à-dire r un néoplasme en plaque ou en boule, d'une configuration à peu ^ régulièrement arrondie, présentant à sa surface libre une érosion an«> ulcération lubréfiée par une sécrétion séreuse et concrescible* h (^erlaines conditions topograpbiques très accentuées les modifient peu et donnent à leur physionomie des variétés d'expression dont rlinirien doit connaître toutes les nuances.
CsAscREs INFECTANTS cctANÉs. — Sur cettaincs parties de la peau i {*ar leur finesse, leur ténuité et leur état habituellement ou acci^ Dtellement humide, se rapprochent des muqueuses, les chancres c««ntent les mêmes types que sur ces dernières. Mais lorsque le nue s'épaissit et que l'épiderme devient plus épais, quelques traits i néoplasme primitif s'altèrent, s^atténuent ou s'exagèrent. Ainsi en ti^-ml ses bords sont d^un contour moins net et se noient un peu n? les parties voisines. La saillie papulo4uberculeuse du début M^t^ plus longtemps à l'érosion et reste sèche et squameuse. Quand r«>ion s*est produite, la sécrétion se durcit en croûtes grises ou