‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 166 sur 441 · CHANCRES SYPHILITIQUES DU SEIN · texte numérisé non relu

CHANCRES SYPHILITIQUES DU SEIN

d'un jaune noirâtre et même quelquefois tout à fait noires, épaisses, stratifiées et bombées, qu'on prendrait pour des croûtes d'eclh}iDi Mais lorsqu'on les enlève on voit au-dessous une surface élevai arrondie, superficiellement érodée ou peu ulcéreuse, au lieu dd excavation ulcéreuse à bords taillés à pic. L'épaississement des bo est assez fréquent dans le chancre cutané, surtout à son déclio. devient alors annulaire et offre sous cette forme la ressemblance lapl(i frappante avec certaines syphilides papuleuses plates. Les dimen^ii du néoplasme primitif sont très variables sur la peau. Ses proponi peuvent devenir monstrueuses. J'ai vu des chancres de rhj-poga qui ne mesuraient pas moins de 7 ou 8 centimètres de longueur » o ou 6 de largeur. Ces chancres géants sont généralement ulcér et leur induration est loin d'être en rapport avec leur étendue. A pourrait-on les prendre pour des chancres simples. Ceux de |x dimension ou de dimension moyenne ressemblent quelquefois, preniiier abord, à une pustule d'acné, à un bouton ordinaire d^\ croùteux par irritation, à un furoncle au déclin. Mais cette fac apparence ne résiste pas longtemps à une analyse minutieuse i^ lésion, et on ne tarde pas à en démasquer les traits caractéristi ri L'adénopathie spécifique ne fait pas du reste plus défaut fu? tégument externe que sur les muqueuses.

Chancres syphilitiques du sein. — Parmi les chancres cuim celui du sein est incontestablement le plus fréquent. On l'a s\sû sinon décrit dès les premières années de la syphilis. Femel, Ami Lusitanus, Brassavolle, Rondelet, Ambroise Paré, Trojan, Pétrom Nicolas de Blégny, ont dit de la façon la plus explicite que les euh atteints de syphilis héréditaire infectaient leurs nourrices p^tr mamelles. Fabre, au dix-huitième siècle, donna la descriptiiK l'ulcère syphilitique des mamelles et de l'adénopathie axiUaire i" cutive. Aujourd'hui c'est un des chancres les mieux étudiés. Il ! i surtout par MM. Rollet, Diday, Langlebert et tous les mcdecin> ^n\ été témoins d'endo-épidémies vaccino-syphilitiques, Pacchioti, C*^ linghi, Amilcare Ricordi, Marone, Viennois, etc. Par cela mêiiv le chancre mammaire est l'agent principal ou le résultat de la t. gion dans un grand nombre d'épidémies, sa fréquence doit v. beaucoup suivant les circonstances étiologiques de temps et d*- Aussi les chiffres qu'on trouve dans les statistiques ne sauraiom-'. donner qu'une idée très incomplète. Sur 270 chancres chez la femi y a eu, d'après les statistiques réunies de MM. Martin, Carrier, Bur îi chancres du sein. Ces chancres sont souvent multiples el o^vui

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