LEUR CAUSE PBINCIPALE, LEUR INCUBATION
u^lquefois les deux seins. Sur 278 malades affectées de chancres laminaires, M. Rollet a trouvé des chancres multiples sur les deux 'JD?, dans 26 cas; sur un seul sein, dans 13 cas; un chancre unique j sein gauche, 25 fois; et au sein droit, 14 fois. Dans 37 cas, toulurs d'après M. Rollet, les chancres siégeaient sur le mamelon, 4 fois ; ir la base du mamelon, 17 fois; sur la périphérie de l'organe, î fois.
La cause immédiate de ces chancres est, dans la majorité des cas, illaitement par un nourrisson, infecté de syphilis héréditaire. Les ralliements du mamelon, son éréthisme, son étal d'humidité, le intact étroit et prolongé avec les lèvres souillées des enfants, que lui flii:e la succion, telles sont les circonstances qui expliquent Tinfail- >iliié à peu près constante de la contamination, à moins qu'il n'existe lez la nourrice une immunité originelle ou acquise par une infec- )n antérieure. Ajoutez à la succion le contact de la peau du sein avec s mucosités virulentes qui s'écoulent des narines de l'enfant. Sans mie, en dehors de l'allaitement, les seins de la femme peuvent conirter des chancres infectants dans leur rapport direct ou immédiat *tc la bouche des adultes, et môme les organes génitaux ; mais ces 1351'quences du libertinage sont beaucoup plus rares que ne le sup- :Niiciit M. Ricord et ses disciples, lorsque, pour soutenir leurs dociles erronées, ils assignaient facétieusement une origine vénérienne Il chancres des pauvres nourrices infectées par leurs nourrissons. ez rhomme le chancre mammaire est des plus rares ; cependant on a obstTvé quelques cas.
Liucubation du chancre mammaire est très importante à étudier et her pour résoudre certaines questions de médecine légale. S'agit-il >avoir, par exemple, quel a été l'agent contagieux de là nourrice du nourrison ? Il faudra tenir compte de l'incubation respective du ui re chez l'un et l'autre sujet et considérer comme agent contaï"jx le sujet chez lequel le chancre est apparu le premier. Le cas est *5 d»îlicat qu'il ne le paraît au premier abord, et il présente surtout !^ ornplications difHciles à démêler. Ainsi une nourrice a été conta- U'*i par un sujet qu*elle a allaité temporairement. Elle le quitte, et, croyant saine^ elle en prend un autre pendant l'incubation du an r»i et avant qu'il se soit montré. Or, quand il apparaît, elle est iVv d'accuser son nouveau nourrisson. Mais le chancre qui, 2 ou jvur^ plus tard, éclot sur les lèvres de ce dernier, nous prouve son i'j^'f'nce.
il ne faut pas accepter l'incubation à partir du début de l'allaite-
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