‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 169 sur 441 · GHANCBE6 SYPHILITIQUES DES DOIGTS · texte numérisé non relu

GHANCBE6 SYPHILITIQUES DES DOIGTS

ant qa'à la longue, circonstaDce qui peut fournir au médecin des utioQS précieuses dans les questions médico-légales.

Lorsque les chancres mammaires sont larges, plats ou bombés et nalaires, leur diagnostic saute aux yeux. Mais on peut hésiter sur ur nature lorsqu'ils ne se traduisent que par d'étroites fentes fissu- Jres exulcérées ou par des excoriations irrégulières reposant sur un npàtement subinflammatoire. On les prendrait alors pour des gerçus irritées par la succion. Heureusement qu'en dehors de leurs caracres intrinsèques on trouve d'autres éléments de diagnostic. Le plus âieux, parce qu'il ne manque presque jamais , c'est l'adéuopathie illaire indolente, depuis longtemps signalée par Fabre. Il faut donc ujours la rechercher, non seulement dans la région de l'aisselle, lis aussi sous le grand pectoral. Elle évolue comme les adénopathies pliilitiquesdes autres régions, c'est-à-dire sourdement, sans inflamilion périphérique, s^ns douleur ni réaction locale. Ce n'est que très ceptionnellement qu'on l'a vu suppurer.

Comme lésion locale, le chancre mammaire ne présente pas un proi<tic sérieux quoiqu'on l'ait pris quelquefois pour une tumeur papilire ou cancéreuse. Mais il devient une source de contagion d'autant as dangereuse qu'elle est ignorée et inconsciente. On a remarqué lîM que la syphilis qui en dérive a une tendance marquée à devenir ave.

Chancres syphilitiques des doigts. — Les doigts se trouvant dans ûnt»»s circonstances en contact avec le virus syphilitique, devienlieot très fréquemment le siège de chancres, s'ils n'étaient protégés r un épiderme épais. C'est chez les accoucheurs ou les sages-femmes

on la surtout observé. Swédiaur prétend que des anatomisles ont

le ronlracter en disséquant des cadavres de syphiliques. M. Daniel ilii'.re a observé trois chancres primitifs de la main chez un ouvrier i avait été mordu pendant une rixe par un individu syphilitique. i observé dans mon service un chancre péri-unguéal. siégeant sur le >Ii cutané qui recouvre la racine de l'ongle et s'étendant sur les côtés M]u*à moitié de leur hauteur. 11 ressemblait à une onyxis ; mais sa rfai»? était simplement érodée et non ulcérée. Sa forme en fer à ♦•val était régulière, et il ne sécrétait que de la sérosité. Sa base, rtement indurée, ne se terminait pas par des contours bien nets. On rail pu hésiter sur le diagnostic, si les antécédents, les commémora- K l'absence de toute autre lésion syphilitique et surtout l'existence

;:;m^'lion épitrochléen spécifiquement induré, n'avaient mis sur la i*". J'ai observé plusieurs autres cas de chancres syphilitiques des

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doigts à divers moments de leur durée, et je les ai reconnus facilement, soit d'après leurs caractères propres, soit surtout d'après d'autres circonstances, telles que la présence de chancres de même nature sur les organes génitaux, l'adénopatbie épitrochléenne, etc. Ces chancres sont presque toujours recouverts d'une croûte et d'apparence ecthymateuse vers leur période moyenne. Us sont ordinairemeot ércn sifs, mais ils peuvent devenir ulcéreux et végétants. Enfin, en raison des causes d'irritations auxquelles ils sont exposés, l'inflammation M envahit quelquefois et ils se compliquent de lymphangite et même dei phlegmon. Swédiaur et quelques autres auteurs ont insisté sur ce fait. Peut-être l'ont-ils exagéré. Toujours est-il qu'une pareille éveu tualité est possible et même probable dans quelques cas. La sage femme de Sainte-Euphémie, qui fut l'origine de l'épidémie connue sou ce nom, eut une inflammation violente du doigt indicateur, et, plii tard, une augiolencile considérable du membre thoracique correspoo dant.

Chancre infectant céphalique. — Il a joué un grand rôle daa les discussions sur la syphilis, à l'époque où la dualité cbancreuse, ^ solidement établie sur des bases cliniques, par M. Bassereau, n était p encore acceptée ou comprise par les disciples de M. Ricord. Au brai qui se fit à son sujet, on aurait pu croire qu'il venait d'être dêco^ vert. Il avait pourtant été signalé et décrit de la façon la plus ei(i!| cite par Botal, Brassavolle, Fallope, Rondelet, Ambroise Paré, Xiocia de Blégny, Astruc et Favre. Ces deux derniers le classèrent mt'ui^ par ordre d'importance, immédiatement après le chancre génital. $4) histoire se rattache, par des liens étroits, à celle de la cootagiou d^ accidents secondaires. Du jour où cette contagion fut niée par Huotcj l'infection, par l'intermédiaire de la bouche, parut perdre presque ti^ii sa valeur éiiologique, malgré les protestations de Gullerier et les f^il nombreux, précis, complets, rapportés par Delpech et surtout \i Lallemand. Plus tard, quand on fut rentré dans la tradition vrait* i^ on s'était écarté pendant plus d'un siècle, quand on eût démontré t; les lésions de la syphilis secondaire étaient éminemment conlagieu>c l'interprétation pathogénique du chancre céphalique fut facile à du uer. Sa grande fréquence trouva dans la fréquence des rapporU U eaux, à tous les âges de la vie, mais surtout pendant l'allaitement. ^ explication claire et satisfaisante. Toutes les fausses théories relati à la transformation du virus par le terrain de telle ou telle rêgiot corps, s'évanouirent lorsqu'on eût démontré expérimentalement •!

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