BON 0BI6INE ET SA FRÉQUENCE
était aussi facile d'inoculer le chancre mou sur la tète que sur toute
autre partie du corps. Si le chancre infectant s'y montre dans des proportions infiniment plus grandes que ce dernier, c'est qu'il y est implanté par les plaques muqueuses labiales ou linguales si communes peDdâDt toute la durée des accidents secondaires.
En réunissant plusieurs statistiques des chancres infectants observés chez l'homme, on trouve que sur 1773 cas, il y a eu 50 chancres céphaliqoes ainsi répartis : 36 sur les lèvres, 8 sur la langue, 1 sur les gencives, 3 sur la joue, le nez, la pitulaire, 2 sur les paupières. Cette proportion peut être trop forte ou trop faible suivant les milieux et les hasards de la contagion buccale. Ainsi, M. RoUet fait remarquer qu'à l'ADtiquaiUe, service des hommes, quand les verriers des usines du Gier furent admis daus les salles, la proportion des chancres céphahques augmenta progressivement et monta à 5, 6 et 7 pour 100, et alla même jusqu'à 9 pour 100. La fréquence du chancre céphalique est plus grande chez les femmes que chez les hommes. Il en est de même chez les enfants, où, toutes proportions gardées, il y a beaucoup plus d'iofections par la bouche que chez les adultes, puisque c'est là que âège prest|ue toujours l'accident primitif de la syphilis contracté pendant l'allaitement. Il est commun aussi dans l'enfance, dans l'adolescence et jusqu'à la puberté. On l'observe également chez les vieillards, dans les endo-épidémies syphilitiques et en particuHer chez les vieilles femmes préposées à la garde des enfants. Il l'emporte numériquement sur tous les autres chancres occupant un autre siège fie la tète.
Le chancre céphalique comprend les chancres des lèvres , de la tegue, de la muqueuse buccale, de l'isthme du gosier, du menton, Ju nez, des joues, des paupières, de la conjonctive, etc. Décrivons les ^riétés les plus communes.
Chancre syphilitique des lèvres. — De tous les chancres céphaliques !'est le plus fréquent et, par conséquent, celui qui se communique et se tontracte avec le plus de facilité, surtout par la contagion des accidents secondaires. Il occupe tantôt la lèvre supérieure, tantôt l'inférieure, quelquefois l'une et l'autre. On Ta observé aussi aux commissures. Sa fréquence relative sur ces différents points ne me paraît pas îoériter les honneurs des longues statistiques qui ont été consacrées à :etie question. On dit que chez l'homme il y a égalité entre la lèvre iopérieure et l'inférieure, que chez la femme la lèvre inférieure est [•lus souvent atteinte que la supérieure. Ces résultats,' que de nouvelles