CHANCRES SYPHILITIQUES DES LÈVRES
recherches statistiques pourraient modifier sont d'un assez méditji :intérêt.
Les modes de contagion médiate ou immédiate du chancre laU&l ne m'arrêteront pas, puisqu'il en a été question dans l'étiologie géotraie de la syphilis. Tous les types de chancres infectants peuTenl s'observer sur les lèvres. J'y ai vu des chancres nains de 4-centimèlre, très superficiels, épithéliaux ou érosifs, semblables à une plaque herpétique , à peine indurés et dont le diagnostic eût été impossible saii> l'adénopathie spécifique sous-maxillaire. Par contre, j'en ai ob^en de monstreux comme volume : deux entre autres siégeant sur la lèM^ inférieure atteignirent, à leur période d'état, le volume d'une ooii ««i d'une pomme d'api. Les formes les plus communes, là comme ailleurs sont les formes plates ou bombées, pseudo-membraneuses sur U muqueuse, et croùteuses du côté de la peau. Les gerçures desleTn» ou des commissures, si communes chez certaines personnes, s*iD<.culent facilement et se convertissent en chancres fissuraires. Oa* variété est très fréquente sur la ligne médiane de la lèvre inférieur. J'ai recueilli l'observation d'un chancre infectant qui occupait pre^^uf toute l'étendue de cette lèvre et qui était devenu ulcéreux et m«?'air phagédénique, si bien qu'on aurait pu croire qu'il s'agissait dm chancre simple plutôt que d'un chancre infectant. Mais radénojMtbii spécifique ne laissait aucun doute sur sa nature qui fut du re! trop démontrée par l'apparition des accidents consécutifs culann muqueux. Les chancres des lèvres sont quelquefois douloureux : ù s'éraillent et saignent facilement; enfin ils ont une grande tendant s'entourer d'une volumineuse hyperplasie qui tuméfie les lèvres toute leur épaisseur et par son poids produit quelquefois un p^ola(«^tt de la lèvre inférieure sur le menton. En pareil cas l'induration e>t « peu diffuse; mais l'empâtement périphérique est toujours plu> J« que l'œdème purement inflammatoire, et la palpation y fait di^tiDCu^ le noyau initial du syphilome d'une consistance caractéristique. Sur \ face muqueuse des lèvres, le chancre est nummulaire, plat ou sîiitu et plus rarement ulcéreux.
Quels que soient leur forme et leur volume, les chancres des b >:< s'accompagnent toujours d'une adénopathie sous-maxillaire pronoc<H Elle atteint même quelquefois des proportions considérables et [»n>^'^ une tuméfaction diffuse d'une partie ou de la totalité do plaott^ buccal. Aussi, au premier abord, les malades, avec leurs ^^nr-n lèvres indurées, leur mâchoire inférieure gonflée, ressemblent-il^ i scrofuleux.