DE LA LANGUE, DES GENCIVES ET DU GOSIEB
J'ai VU des chancres infectants dans le sillon labio-mentonnier, et sur les saillies du menton. Ils ressemblent à tous les chancres cutanés, mais ils m'ont paru généralement plus volumineux. Ils se couvrent de croûtes épaisses stratifiées, bien qu'ils se bornent la plupart du temps à éroder ou à ulcérer superficiellement les tissus. Leur adéno* pathie est située de chaque côté de la ligne médiane, entre l'os hyoïde H le maxillaire inférieur. Celle des chancres de la lèvre supérieure est plus en dehors, du côté de l'angle de la mâchoire.
Leur processus ne diffère pas de celui des autres chancres. Peut-être leur durée est-elle un peu plus longue surtout quand l'hyperplasie rtleint un gros volume. Cependant leur résolution est complète, et on îst étonné de voir ces grosses masses à surface exulcéreuse disparaître m à peu sans laisser d'autre trace qu'une cicatrice insignifiante. [es chancres nains et épithéliaux ont une durée éphémère ; au bout de pelques jours rien n'atteste leur existence si ce n'est l'adénopathie ous-maxillaire toujours plus lente à disparaître.
Chancre syphilitique de la langue. — Papulo-tuberculeux et érosif, ; chancre infectant de la langue siège habituellement sur la pointe de organe. Il se revêt souvent d'une pseudo-membrane opaline et provoque ftrfois une inflammation périphérique très douloureuse qui gène la mascation, la déglutition et détermine une salivation abondante. Ces phéomènes subjectifs peuvent atteindre un haut degré d'intensité. J'ai i],daos mon service, un cas de chancre ulcéreux de la langue, qui finit ir sabir la déviation phagédénique ; sa guérison fut très difficile à henir, elle n'eut lieu qu'au bout de plusieurs mois, après des soufinces atroces et une perte de substance considérable. L'induration t diffuse ou circonscrite, plate ou globuleuse, épaisse et toujours cile à percevoir au début et pendant la période d'état. L'adénopathie mptomatique de ce chancre se produit, comme celle des lèvres, dans s ganglions sous-maxillaires.
Chancre syphilitique des gencives, — C'est la variété plate qu'on y >«^rve. L'ulcération y est rare excepté sur le bord libre, au niveau s dents. L'érosion se recouvre d'une pseudo-membrane grisâtre, induration se perçoit difficilement, elle s'entoure quelquefois d'une injéfaction qui devient surtout prononcée dans le sillon gencivohial. Il faut étudier avec grande attention cet accident primitif pour diagnostiquer. On y arrive par voie d'exclusion, en se fondant sur sa ir»}e et aussi sur la présence de l'adénopathie spécifique sousaxillaire.
Chancre syphilitique de Visthme du gosier. — Il peut occuper les