CHANOBES DB LA COURONNE ET DU SILLON
perdre sa forme régulière, son allure indolente et subaiguë, etdétroi» en peu de jours une partie considérable de l'organe.
A mesure qu'on se rapproche de la couronne, on voit riodontiGi augmenter de volume et d'épaisseur. Elle prend souvent des pro(<oi tiens énormes dans le sillon balano-préputial qui présente, en vertad sa structure cellulaire dense et de la quantité de ses vaisseaux lyn phatiques, une aptitude si singulière à l'hyperplasie que les cbaDCi mous, les érosions herpétiques elles-mêmes y reposent presque toi jours sur une base dure. Mais ces pseudo-indurations ne sont c^mpi râbles aux indurations vraiment syphilitiques ni comme formf. i comme volume, ni surtout comme extension périphérique autour ( l'érosion ou de l'ulcération. Il n'existe aucun point sur les otm génitaux où l'on observe des masses néoplasiques aussi profond^^ aussi étendues. Leurs formes varient, du reste, infiniment. Sou^e globuleuses, hémisphériques, et nettement circonscrites, elles r^'siei isolées et distinctes. D'autres fois elles se réunissent au moyen i jetées hyperplasiques qui contournent la couronne ou s'étendent i gland au prépuce. On les voit former des disques, des demi-cer^i pleins, perpendiculaires à leur surface d'implantation, des bandes a)i ties qui font le tour de la verge et simulent un anneau, une sorte j bague unie, régulière, ou avec un ou plusieurs renflements qui if semblent à des chatons. La surface extérieure de ces masses h\]M plasiques est en général faiblement érodée. Le contraste entre la (H tesse de l'érosion et le volume parfois extraordinaire du néo(>M constitue un des caractères les plus frappants des chancres balani^f putiaux. J'ai vu des érosions lenticulaires reposer sur une base i:rd( comme une noisette. J'en ai vu d'autres tout aussi petites prujH autour d'elles des anneaux indurés qui faisaient le tour de l'orgi^
L'évolution de ces masses néoplasiques est lente et se fait lïi naire sans réaction locale inflammatoire, depuis leur début ju^f leur résolution. Mais il arrive aussi quelquefois qu'un travail de ot^i biose s'effectue sourdement dans leur intérieur, et l'on est étono** voir, du jour au lendemain, et sans qu'aucun phénomène subjectif i pu faire soupçonner l'événement , un trou, une excavation crit^ forme, à la face de l'érosion plane et luisante qui existait la veille. fond de ce cratère existent des lambeaux de tissu cellulaire grivlt mortifié, qui n'exhalent aucune odeur gangreneuse. Le néopU^ devient, par suite de ce ramollissement, une sorte de coque à \'i\ cartilagineuses, toujours nettement implantée dans les partie:» \^ nés, car ce travail nécrobiotique interne reste confiné au centra