CHANCRES INFECTANTS DU MEAT
; tumeur et ne suscite autour de lui aucun processus irritatif. Ces n:\i\es excavations se comblent vite de bourgeons charnus lorsque s lambeaux mortifiés ont été éliminés, et leur cicatrisation s'effectue QveDt avec une rapidité merveilleuse. Elles semblent parfois se conm^r avec un cordon lymphatique spécifiquement induré. Ce process diffère du processus véritablement gangreneux qui se produit assez kjuemment dans cette région et que nous étudierons plus tard. Il est oDtané ; on dirait que les éléments plastiques de nouvelle formation Dt doués d*une vitalité trop grande et que leur surabondance même ; roadamne à une existence éphémère et à une fin prématurée. Ici» ^t dans l'excès de la prolifération plutôt que dans des circonstances lérieures ou dans l'intensité de Tinflammation commune qui fait uvent défaut, qu'il faut chercher la cause de la régression destruce que subissent certains chancres balano-préputiaux. Sous cette forme et avec ce processus, ces sortes de lésions peuvent e regardées comme une des plus fréquentes dans la région bala- |u^. Mais à l'extrémité opposée de l'organe, c'est-à-dire sur les lèvres
méat, sur le filet ou dans ses sinus, le chancre syphilitique s'ob- \e maintes fois et présente là aussi de grandes variétés de volume de configuration.
Le chancre du méat a occupé jadis une grande place dans les discus- Ds doctrinaires, la plupart du temps vaines, stériles et erronées, t suscitait la pratique de la réinoculation. Il a beaucoup perdu de i importance, à ce point de vue, depuis la découverte du dualisme, is, au point de vue clinique, il est bon de faire ressortir que son B:e lui donne un intérêt très grand. Sur ce lieu, en effet, peuvent [)roduire les trois maladies vénériennes : le chancre mou, le chancre ihilitique et la blenuorrhagie. Chacune d'elles altère sans doute à sa DÎère les lèvres du méat ; mais il survient parfois un ensemble de constances qui favorisent la confusion des symptômes, surtout si ces actions coexistent. Disons d'abord, pour n'avoir plus à revenir sur
questions surannées, que les prétendues blennorrhagies qui se uo<*ulent ne sont nullement, comme le pensaient M. Ricord et ses %«?, des blennorrhagies compliquées de chancres syphilitiques. Les il^s blennorrhagies réinoculables sont les blennorrhagies compliif:^ de chancres simples, occupant le méat ou la portion balanique du ul uréthrai.
Le chancre du méat, qui passait autrefois pour le chancre larvé par >fUence, celui auquel on rapportait les syphilis sans accident primidùHjeut constaté, n'est pas le seul qui se dérobe aux investigations
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du médecin. Beaucoup d'autres peuvent lui échapper ou èlre cir^ n tels sont les chancres à siège insolite et ceux qui produises Ir* i no-posthites infectantes. Enfin, le chancre du méat est lomd^trr larvé qu'on Ta dit; dans bien des cas, il saute aux yeuirt^ feste au palper aVBc autant d'évidence que les autres chancr-s taux ou extra-génitaux. Il ne faudrait pas croire, en effet, qu»^ j se développe profondément dans le canal, comme on Ta prr-U: ne l'ai jamais vue occuper la portion balanique de l'urèthre •>t'. naviculaire sans s'être préalablement établie sur le méat. F.' prendre quelquefois une grande extension du côté de l'urèlbn jamais, dans ces cas, le méat ne reste souple et intact. Mon eip à cet égard concorde avec celles de MM. Rollet, Clerc et Ba- Dans sa forme la plus atténuée et la plus bénigne, en tant qulocale, le chancre du méat se présente sous la forme et son- '. d'une tumeur pisiforme, très petite, qui occupe une deslèvre>d. Cette fente se recourbe en croissant sur la saillie qui devient meuse en dehors, et très superficiellement érosive à rinltr canal. En écartant la lèvre saine du méat, on parvient presque \ à constater cette petite érosion, d'un rouge foncé. Elle saign ment et sécrète une sérosité sanguinolente rarement mélanf: '^ grande quantité de pus, à moins qu'il n'y ait coexistence de l\ rhagie. La saillie indurée se prolonge souvent en arrière en '^*' et éveille, quand on la presse, l'idée d'un petit lymphatique ; Le chancre pisiforme et unilatéral du méat peut rester tel d-s début jusqu'à la résolution définitive ; mais il n'est pas rare d au bout de quelques jours, une hyperplasie ou œdème dur ihi\i le centre et le point de départ, irradier sur la lèvre du méat c{\. qu'alors, avait conservé sa souplesse. Les deux lèvres de Torili • gaiement indurées, sont alors tuméfiées, d'un rouge sombre. r-i sées en dehors, recouvertes de petites pellicules squameuses, tii-i érodées, luisantes, mais sans inflammation vive autour dVll^^bout de quinze à vingt jours, cette lésion qui ne cause aucune d<* : ne sécrète plus aucun liquide, diminue de volume et ne laisse •:< induration très petite, mais cependant bien accusée et netteme:ii consente.
Au lieu d'être unilatéral, le chancre infectant est quelqaefoi> b rai et situé circulairement autour de l'orifice uréthral. C'est alor sorte d'anneau marginal qui se prolonge en arrière, sous la fornu cône ou d'un cylindre, jusqu'à la fosse naviculaire, rarement au En pareil cas, le méat parait rond et reste béant, comme rorifii'<