‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 179 sur 441 · CHANCBBS SYPHILITIQUES DU FOURREAU · texte numérisé non relu

CHANCBBS SYPHILITIQUES DU FOURREAU

œpieui de pus qui se mêle aux produits séro-gommeux des chancres indurés sous-préputiaux. La balaoo-poslhite, en pareil cas, peut arriver à produire les désordres les plus graves, comme on le verra au chapitre des complications. Du reste, sa durée, sa marche, sa terminaison dépendent, avant tout, de ce qu'on pourrait appeler le tempérament des chancres infectants. Or, rien n'est plus variable que le tempérament de ces chancres. Les uns resteront indolents et comme inertes, pendant toutes les phases de leur évolution, sans provoquer autour d'eux la moindre réaction locale un peu vive. Ils subiront la phase de régression ou de nécrobiose centrale, sans que le processus franchisse la masse indurée pour rayonner à sa périphérie. D'autres, plus aigus, montreront, dès leur naissance, une tendance plus marquée à rirritabilité, et Ton verra peu à peu, se développer et grandir autour d'eux une zone d'inflammation qui pourra parcourir tous les degrés d'intensité, depuis les plus faibles jusqu'aux plus violents.

Chancres syphilitiques du fourreau, — Ils sont très fréquents sur toute son étendue et présentent toutes les variétés qui ont été décrites, sauf toutefois la forme globuleuse, hémisphérique ou gom* meuse. Chancres plats, chancres bombés, chancres cupuliformes, plus rarement chancres ulcéreux, chancres érosifs, diffus, à forme érysipélateuse , chancres ecthymateux : tels sont les principaux types qui s'observent sur la peau de la verge. Ils rentrent dans la description générale des chancres syphilitiques qu'il est inutile de reproduire ici pour chacun d'eux. J'appellerai votre attention sur les chancres diffus ifysipélateuxj qui envahissent quelquefois toute la superficie du pénis, byperplasient le tissu cellulaire sous-cutané dans une étendue con- Mdérable, et parfois, non seulement celui de la verge, mais aussi celui des bourses et des aines, de telle sorte que ces parties, ainsi gorgées do produit de la sclérose spécifique, ressemblent à de l'éléphantiasis. A la racine de l'organe , là où commencent les poils de la région pubienne, les chancres affectent la forme ecthymateuse.Us se recouvrent de croûtes épaisses, d'un brun grisâtre ou tout à fait noir, qui agglutinent les poils au milieu desquels elles se cachent et sont difficiles à enlever. Quand la surface morbide est mise à nu, on trouve une éroâioD ou une ulcération qui sécrètent plus de pus que les chancres ^fdinaires. Leur base est en général peu indurée. La sclérose est là, ^omme ailleurs, en raison inverse de l'étendue et de la profondeur de ruicération.

Chancres syphilitiques du pubis, — Us ressemblent beaucoup à ceux d^ la racine de la verge et ne présentent que la seule variété ulcéro-

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