‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 180 sur 441 · CHANCRES SYPHILITIQUES DU PUBIS ET DES BOURSES · texte numérisé non relu

CHANCRES SYPHILITIQUES DU PUBIS ET DES BOURSES

croùteuse ou ecthymateuse. Us se dissimulent au milieu des poils, oi on les découvre quelquefois difficilement. Leur forme est arrondie H ils sont plutôt ulcéreux qu'érosifs. Sur les limites de l'hypogastre et du pubis, j'ai souvent observé des chancres syphilitiques, remarquable^ par leurs dimensions, qui mesuraient 5 ou 6 centimètres de longueur, sur 3 ou 4 de largeur. Leur plus grand diamètre était borixontal et leur forme ovoïde. Tantôt l'ulcération les envahissait dans toute leur étendue, tantôt ils restaient plats et simplement érosifs. D'ordinairf l'induration de leur fond et de leurs bords était relativement beaucoup moins prononcée que l'érosion ou l'ulcération de leur sarfatr. — J'ai vu aussi souvent, dans cette région, la variété végétante oucoddylomateuse.

Chancres syphilitiques des bourses. — C'est cette dernière varicu

' qu'on rencontre le plus fréquemment sur les bourses. Le chancre foii

une saillie prononcée au-dessus des parties voisines; sa surface éro^n*

est bombée, granuleuse, exubérante, quelquefois fongueuse, et, sir

les points fournis de poils, elle se recouvre d'une croûte épaisse, no»-

râtre. Sa base est parcheminée et d'une dureté moyenne. Mais un

chancre de cette région, qui mérite d'être signalé et décrit à part, c^:

celui qui se développe assez souvent dans Tangle péno-scrotal. Comn^j

la peau du scrotum et celle de la verge sont sur ce point toujours k.

contact, les surfaces envahies par Thyperplasie chancreuse, en frotlaii

Tune contre l'autre, s'irritent, s'excorient, s'érodent sur une étendoei

quelquefois considérable du côté de la verge et des bourses plutôt (pf

latéralement. La configuration des chancres est donc diffuse et wi

circonscrite dans son ensemble. Mais, au sommet de l'angle (>éfi^

scrotal, on sent toujours une masse sclérosée volumineuse, qui s'irraèt

de côté et d'autre, ou reste circonscrite, et qui, dans tous les cas. H

toujours largement érodée et abondamment lubréfiée par la sécr^tp^

séro-gommeuse spécifique. Quelquefois le néoplasme s'accuse, sunn

ou plusieurs points, dans le sens transversal, et se creuse de fissures k

de rhagades dans les plis de la peau.

Les plaques muqueuses confluentes sont communes dans cet èucâ il leur arrive, pour peu qu'elles s'irritent au contact de leurs sécreti 'H de créer autour d'elles une herperplasie œdémato-inflammatoire si<« cutanée plus ou moins étendue. L'ensemble de cette lésion consètnjiK ressemble alors, d'une manière frappante, à l'accident primitif qc»! viens de décrire, et le diagnostic ne peut s'établir que par lescoow moratifs, la date de l'affection générale et les coïncidences des auu^ accidents cutanés ou muqueux, de même âge et de même nalunr. ;|

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