‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 181 sur 441 · CHANCRES SYPHILITIQUES DES ORGANES GÉNITAUX CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

CHANCRES SYPHILITIQUES DES ORGANES GÉNITAUX CHEZ LA FEMME

font rarement défaut. Il en est ainsi, du reste, pour les chancres isolés ou confluents des bourses. Leur physionomie, surtout à leur déclin, ne ^e dislingue de celle des plaques muqueuses que par des nuances imperceptibles.

Tels sont les chancres syphilitiques des organes génitaux chez rhomme. Ils sont, comme on a pu s'en convaincre, remarquables par leur polymorphisme et par les différences considérables quUls préseuteot au point de vue de leurs dimensions, de leur nombre et de leur apparition simultanée, sur des points plus ou moins distants ou rapprochés les uns des autres. Quelles que soient leurs dissemblances norphologiques apparentes, on arrive cependant à retrouver presque Aujours leurs caractères fondamentaux; et, s'ils font défaut, on a H>ur se guider la durée de l'incubation lorsqu'on peut l'établir, l'adélopathie inguinale et l'irréinoculabilité de la sécrétion. Quant à leur processus, il est, en général, régulier et bénin ; mais il peut devenir rès grave dans certaines balano-posthites infectantes, ulcéro-ganrreneuses dont nous nous occuperons ultérieurement.

Chez la femme. — L'accident primitif de la syphilis ne présente as chez la femme la même variété d'aspect que chez l'homme. Il se Dm[M):^e pourtant des mêmes éléments fondamentaux.

C'est une erreur, en effet, de croire que l'induration fait défaut sur M organes sexuels féminins. On l'y découvre moins aisément, voilà Mit. Du reste, le processus est le même, mais simplifié pour ainsi dire, t bf'aucoup moins sujet aux complications que sur les parties sexuelles e l'homme, ce qui tient à la configuration des organes, à l'étendue es surfaces, à la laxité des tissus et aux obstacles moindres , que encontre le développement libre et régulier de l'évolution néoplasique. t chancre génital de la femme ne s'offre pas à la vue comme chez booime. Il y eât encore plus indolent ; c'est ce qui explique pourquoi .

f»as!»e si souvent inaperçu. Il faut le chercher, et le chercher avec >in dans bien des cas pour le découvrir; on y parvient toujours, pour ru qu'on veuille s'en donner la peine. En général, sa durée est moindre ; y en a même dont l'existence est tout à fait éphémère.

Chancres syphilitiques de la vulve. — Sur les petites lèvres, on bserve souvent le chancre nain, le chancre épithélial, très superficiel, [Ktimentaire, foliacé, faiblement érosif, arrondi ou ovalaire, d'un Hi^e foncé, humide et vernissé, ou pseudo-membraneux. Quelquefois «'"xulcère ou s'ulcère et échancre le bord libre ; d'autres fois, quoique une faible étendue, il s'entoure d'une atmosphère considérable

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d'œdème dur ou byperplasique. La lèvre sur laquelle il siège est alJ^ augmentée d'épaisseur , elle fait saillie entre les grandes lèvres et donne au toucher la sensation d'une lame cartilagineuse. Cette d^ plasie diffuse envahit quelquefois les deux lèvres et s'accompagn»' à* rougeur et d'un léger degré d'inflammation ; mais le fait est rar". Le disque d*induration est presque toujours très régulièrement arrocd:, un peu bombé et même proéminent dans toute son étendue, au-des$Q« des parties voisines. Sous cette forme, qui est la plus commune, 0 est facile à diagnostiquer.

Au niveau de la fourchette, l'induration est plus épaisse et moios réguHère que sur les petites lèvres ; l'érosion, d'une couleur chai: musculaire, a plus de tendance à se creuser et à affecter la forme fissuraire, sans toutefois sortir des limites ordinaires, sauf dans les casr^i se produit une complication.

Les petits chancres syphilitiques qui se développent sur les carùncules mirti formes y à l'entrée du vagin, sont très superBciels, pUformes ; et, comme ils se cachent au milieu des plis de la région, h peuvent plus aisément que d'autres passer inaperçus ou être méconouf et pris pour une caroncule plus volumineuse que ses voisines.

Sur les grandes lèvres l'accident primitif de la syphilis est au«^ généralement et aussi évidemment induré que celui des organes c^^bi* taux de l'homme. On y trouve le vrai chancre huntérien à indurati<fii épaisse et profonde, l'ulcus elevatum^ la forme nummulaire et le ci>:dylome chancreux syphilitique, enfin sur la partie externe de l'orgaM., au milieu des poils, c'est la forme pseudo-ecthymateuse ou croùtea^i qui prédomine.

Les chancres des grandes lèvres s'accompagnent fréquemmett d'une lymphite diffuse qui œdématie, indure et tuméfie le tissu cei!» laire sous-cutané et sous-muqueux. On peut sentir alors à la partif supérieure, du côté des aines, mais moins nettement iccusés quecba l'homme, un ou plusieurs cordons lymphatiques sclérosés qui ^ rendent sur les ganglions inguinaux spécifiquement indurés.

Cet ensemble de lésions ayant pour point de départ et pour foy-r d'irradiation un chancre infectant, rappelle l'œdème élépbantiasif»* du fourreau et des bourses, et procède du même mode pathogêni»p Sur les grandes lèvres, à leur surface interne, on peut aussi rfD\'trer, mais plus rarement que chez l'homme, les chancres diffus en»' pélateux qui érodent irrégulièrement une plus ou moins jrrâDKf étendue de la muqueuse et présentent un ou deux centres d'îndurati«< plus accusés que la sclérose périphérique.

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