‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 182 sur 441 · D£S LÈVRES, DU MÉAT URINAIRE ET DU VAQIK · texte numérisé non relu

D£S LÈVRES, DU MÉAT URINAIRE ET DU VAQIK

Les indurations, les lymphopaihies spécifiques occupent le mont de Qus et sclérosent en partie, rarement en totalité, son pannicule djs^eux. Les chancres y affectent la forme pseudo-ectbymateuse. Lps chancres du clitoris j de son capuchon et du méat urinaire s'enirent souvent d'une induration volumineuse et profonde qui contue, comme une sorte de tumeur chondroïde, à la partie supéore de la vulve. Ils ne subissent point, malgré leur masse, le Dollissement nécrobiotique si commun dans les chancres balano- ^putiaux profonds et étendus; mais ils s'ulcèrent quelquefois, arètent, deviennent douloureux, s'enflamment et saignent facilement, ssi persistent - ils parfois très longtemps et leur longue durée Uraste avec révolution si rapide qu'on observe dans les chancres des ites lèvres et surtout, au plus haut degré, dans les chancres du col l'utérus. L'induration déforme l'orifice uréthral, le boursoufle, le id t)éant, fongueux, et se prolonge quelquefois en arrière sur une (ode étendue du canal. Le chancre syphilitique du vagin est des plus es, aussi rare que le chancre simple du même organe (3 cas

M. le D' Gardillon, dans sa thèse récemment soutenue {Essai sur le chancre du vagin^ •Ti» non infectant et chancre infectant^ juillet 1881), rapporte quatre observations haïuTes syphilitiques vaginaux. — L'un d'eux occupait le cul-de-sac postérieur ; un V i'.' cul-de-sac droit ; le troisième siégeait derrière l'anneau vulvaire, sur la colonne •^ri'ure du vagin ; le quatrième, à l'union du tiers postérieur avec le tiers moyen. — brm*' du chancre vaginal est arrondie et circulaire ; ses dimensions sont de 1 à S centiri><. ijp diamètre ; son aspect, sa couleur et sa sécrétion ne diffèrent point de ce qu'on !nv ailleurs; ses bords, légèrement surélevés, ne sont ni décollés, ni taillés à pic. i.'iuration ne fait jamais défaut ; elle est foliacée, parcheminée et persiste à peu

iijNNt longtemps que le chancre lui-même. — Le chancre syphilitique du vagin ne •»ije ni douleur ni troubles fonctionnels; il s'accompagne d'une adénopathie spéci- ! < < upant les aines quand il siège dans le tiers antérieur du vagin, et le petit U' Tuind il est situé dans les deux autres tiers du canal. Sa marche est rapide; sa 1" '. ^'effectue spontanément en un ou deux septénaires. Le diagnostic est facile, si h 'U.uj^e la peine d'étudier attentivement la lésion. Le chancre simple, qui, comme ^'i.'i rr «yphilitique, n'a qu'une durée très courte, et se cicatrise sans médication [i- t'^t. en général, multiple, non induré, et présente laspect d'un ulcère vrai, à l'-'^'al et anfractueux; il sécrète du pus en abondance; il peut s'inoculer et coïn-

pr>^^(u> toujours avec des chancres vulvaires de même nature que lui. — Il n âu«>i distinguer le chancre vaginal des érosions herpétiques et des syphilides fiit^< ou érosives; on y arrivera en se fondant sur les caractères de la lésion et rif/ilenient sur les circonstances qui l'ont précédée et qui l'accompagnent. M. Gar- Di-rminr son travail parles conclusions suivantes : 1' Les chancres du vagin et sur- 1" «nanon; infectant, sont rares; 2* Le chancre non infectant pn'miYi/ est aussi rare I' 'liincre infoctant; 3* Ils se distinguent facilement l'un de l'autre; 1* Tous deux ''•'♦••jtfni pas des complications et ont de la tendance à guérir spontanément et i'att'ui; Ti/^ Ils ne réclament pas de traitement actif.

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