CHANCRE UOU DES SYPHILITIQUES
quer la syphilis par contagion ou inoculation. L'observation et leip** rimentation n'ont donné, jusqu'à présent, aucune réponse péremptoiiv. On dit que, selon toute probabilité, le chancre simple se transmettra.: seul, s'il n'existait pas encore d'induration. Mais, à cet égard, il ) j beaucoup de réserves à faire, et le cas de l'enfant Manzone à Rivalta. que nous allons rapporter tout à l'heure au sujet du chancre vaccmsyphilitique, est de nature à nous faire craindre que la transmi>si i.. même avant la syphilisation évidente du chancre simple, ne fût tout à !« fois chancrelleuse et syphilitique.
Jusqu'ici nous n'avons parlé que du chancre mixte typique, de > i. qui résulte de l'association ou de la superposition des deux chaoc^* Mais le chancre mou des syphilitiques est aussi un chancre mixte puisqu'il peut transmettre les deux affections. Sous ce rapport essentiel, ^ chancre mou des syphilitiques et le chancre mixte se ressemblent don beaucoup. Cependant la constitution organique n'est pas tout à fait a même. Dans le chancre mou des syphilitiques on ne trouve jainai> 'k néoplasme induré sous-jacent, à moins que la chancrelle ne st yit développée sur un groupe de plaques muqueuses végétantes et à W hyperplasiée. En outre, le chancre mou des syphilitique n'est jamii^ accompagné de l'adénopathie spécifique du chancre infectant.
On pourrait faire naître expérimentalement le chancre mixte >ur toutes les parties du corps ; mais celui qui procède de la contagion c^ turelle est extrêmement rare hors de la sphère génitale. Semblable *i cela au chancre simple, ce chancre mixte est donc essentiellement ^*^^ tal. Il se contracte à la suite des rapports sexuels et mérite le noupl« vénéréthsyphilitique que lui ont donné les médecins italiens. On IV4iserve souvent au méat, sur tous les points de la muqueuse balani>*prputiale, sur la peau de la verge, où Carmichaël plaçait le siège df fpdilection de son chancre élevé qui, la plupart du temps» n'est (]u<fl chancre mixte ; plus rarement, on le rencontre au voisinage des or;:ao^ génitaux. Chez la femme, où il est aussi fréquent que chez rhomir-j il occupe les grandes et les petites lèvres, l'entrée du vagin, et mriif' quelquefois le col de l'utérus. Il se rencontre aussi à l'anus. Bassertf cite le cas d'un chancre de la lèvre qui fut inoculé avec suciv^ s-'> forme de pustule caractéristique, et suivi d'accidents seconilair-j Évidemment c'était un chancre mixte. Disons, en terminant, i-presque tous, sinon tous les chancres réinoculables qui ont produit f syphilis, étaient des chancres mixtes, et que la plupart des chaïK-r^ phagédéniques appartenant à la variété serpigineuse, suivis dinfnt: constitutionnelle, sont également des chancres mixtes.