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COMPLICATIONS DU CHANCRE SYPHILITIQUE

implanté, et que l'empoisonnement n'a lieu qu'après lui et par lui. C^ fait n'a-t-il pas quelque analogie avec l'expérience de Conheim inii tant de la matière tuberculeuse dans la chambre antérieure de li^ill Cette matière n'y développa qu'au bout de huit jours son action mor bide locale. Peut-être que si on l'avait prise, pendant son incubalini locale, dans le lieu où on l'avait injectée, elle aurait inoculé ud aji organisme comme le fit le virus syphilitique, en dépôt encore (ilui qu'en activité, dans la pustule de l'enfant Manzone, quand il ded l'agent des vaccinations syphilitiques MJn pareil fait ne justiGe-tilp^ la crainte que nous exprimions plus haut au sujet de la période pd ment chancrelleuse du chancre mixte? Ne serait- il pas possible qutj pareil chancre donnât la syphilis avant la production de son néopM syphilitique ?

 quel intervalle de l'inoculation vaccino-syphilitique se dével le chancre infectant, seul, ou au milieu des pustules, sous les croù:^ et dans les cicatrices du vaccin? Dans le procès de Hubner, au boulj quinze jours au plus; à Rivalta, le vingtième jour et dans les \mi extrêmes de un à deux mois; à Torre de Busi, le trentième jour ; Aimé, le trente-cinquième.

Dans le chancre vaccino-syphilitique, comme dans tous les auin on retrouve les caractères fondamentaux du néoplasme primitif, cV^d dire Térosion ou l'ulcération, et, au-dessous et autour d'elles, um rose dure, ce qui donne à l'ensemble de la lésion l'aspect d'un ul calleux. Enfin I adénopathie axillaire n'a jamais fait défaut dansl^ où on l'a recherchée. La durée de ce chancre est variable ; en gi^n»elle est longue et se prolonge de six semaines à deux, trois et m^ quatre mois. En somme, le chancre vaccino-syphilitique est beau moins mixte que le chancre vénéréo-syphilitîque, puisque YAk vaccinal n'y est qu'éphémère, même dans les plus courtes încubati et manque totalement dans les moyennes et à plus forte raison les longues. La plupart du temps, c'est un chancre induré vulgaire la peau.

1 . A propos de ce fait déjà cité, on peut voir dans les leçons antérieures la di^ «^ des hypothèses qui ont été faites sur la pathogénie si obscure de la syphilis p<*'<l«i période d'inoculation chancreuse.

EUKS SONT PLUS FSéQUENTKS OHSZ L'HOHKB QUE CHEZ LA FSUHE. 365

C.iHriiCATio.\s Dc CBANCRE 5YPHILITI0UE. — EUes soiit plus fréquentes chez riiomme que chex la i>mine.

ILancres syphilitiques compliqués d'un proeestus tt inflammation franche.

Xaocres syphilitiques compliqués de dou^n.

SâQcres syphilitiques compliqués de gangrène. — Causes de cette complication : baiano-poBlhite, phimosis.

^athogéaie du processus gangren««us. dans le paraphimosis : étranglement des tissus sclérosés. —

Siiension du processus aux tissus sains.

'«tbogéoie du processus gangreneux dans les balano-posthites infectantes avec phimosis : la violence de rinflammation est la cause la plus prochaine de la gangrène en pareil cas. — Destruction rapide da gland et du prépuce. — Hémorrhagies graves consécutives.

^$«« générales de la gangrène : Vieillesse, cachexie, glucosurie, alcoolisme, fatigues excessives, niiteriàation» intempestives, etc.

laricreb «syphilitiques» conipliqués ûe phagédénisme. -> Hareté de cette complication . — Sa bénignité reUUve. en égard surtout au phagédénisme chancrelleux. — Facilité avec laquelle le phagédéji^me de l'accident primitif se limite, se guérit spontanément ou cède à l'action des spécifiques.

Complications du chancre syphilitique. — On a dit que le chancre yphilitique se compliqaait beaucoup moins fréquemment que le hancre simple de phénomènes morbides intrinsèques graves, tels que I gangrène et le phagédénisme. Sans doute l'évolution du syphilome irimitif est plus régulière, plus calme et moins exposée aux déviaions que celle de la chancrelle. Ses phases se succédant et se suborbnant avec plus d'ordre, sa durée et sa terminaison sont suscepibles d'être plus rigoureusement calculées ; les irridiations locales, ans le district occupé par le chancre, ont moins d'imprévu, de violacé et d'aptitude à la désorganisation rapide des tissus. En un mot, onime lésion locale, le chancre syphilitique est plus simple que le bancre simple lui-même, et certainement moins sérieux. Néanmoins, DUS rinfluence de causes générales ou de causes topographiques, et ussi par le fait du tempérament morbide dont il est originellement oué, le chancre infectant peut devenir le théâtre de désordres très raves qui compromettent l'organe atteint et vont même jusqu'à le étruire. Il m'a toujours semblé que c'était une partie trop négligée ^ &0I1 histoire, et je veux lui donner ici tous les développements u ^lle me parait mériter. Les descriptions et les réflexions qui vont uivre ont en vue le chancre des organes génitaux de l'homme beauoap plus que celui des organes génitaux de la femme. Chez elle, ar suite de la disposition rentrante des organes, qui les soustrait ui causes d'irritation, le syphilome primitif évolue plus régulièreicol et plus vite, et il est incomparablement moins exposé aux

:p5r> CHAHCBKS ISPECI&NTS COMPLIQUES D ISPLAKltATIOB.

complications que celui de la verge. Et la preuve que l'inl to;->zraphique est celle qui prédomine dans l'étiologie des coi lioDj. i-'est que les chancres, dont le siège est, en dehors de la \ génitale, commun à l'homme et à la femme, ne présentent n différence dans les deui sexes.

Chancres syphilitiques compliqués d'un processus ^inflamt. fnmehe. — L'accident primitif, qui se" concentre habîtuellemi lui-même et semble vivre d'une vie isolée au milieu de tissus, s'e: quelquefois d'une zoue inflammatoire plus ou moins aiguë. La p4 tes muqueuses deviennent d'un rouge vif, et cette coloratioD, i sant l'auréole d'un rouge sombre qui circonscrit d'ordinaire Tit tion. s'étend au loin d'une façon diffuse, en projetant çà et fusées qui suivent quelquefois la ligne des principaux troncs i laires. Le tissu cellulaire s'infiltre de sérosité, devient œdémaie garde l'empreinte du doigt. C'est un empâtement d'irrîtatioo phlf sique et non un œdème scléreux qui se produit. La lempcratur tissus envahis s'élève, et surtout leur sensibilité s'exalte el se n: fesle par des douleurs spontanées ou que provoque le moÏDdre coa Ces phénomènes inflammatoires peuvent arriver à un étal d'araii de lension par turgescence œdémalo-sanguine tel, que la famu

j- w...... » j„,.«:„ „„ Ai-e iji crjse naturelle. Cependant, la cil

u du moins très raremenl: la pfil'-V quelques jours, diminue peu âj< rocessus régulier. Quelquefois la r «sus ne se dégorgent pas, el Tn-d 'd Tiise qui semble porter au loin l'infJ litif. Celui-ci se trouve A'àboràf^r rai; mais sa dureté l'eraiiorti' qu'elle soit, que peuvent a l'accuse de plus en plus k iD<>«ur> à iphérique diminue, sus inflammatoire reste oonliD' \ réole hypéréraîque seule deiifT t les parties voisines reslpnl ?■' I ent, et surtout à la pression, qu'l e de couleur : elle devient à le noirâtre el ecchymotiquf [iJ^lJ iance el prend un caraclèffï''' nplication, d'inflammatoire, d''"'-* ication, qui est la plus faible'"''!

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