‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 192 sur 441 · CHANCRES SYPHILITIQUES COMPLIQUÉS DE GANGRÈNE · texte numérisé non relu

CHANCRES SYPHILITIQUES COMPLIQUÉS DE GANGRÈNE

vicissitudes. Mais là, et dans d'autres cas analogues, on ne lui tromail aucune cause appréciable, et, chose surprenante, les médicatioiu locales les plus variées, le traitement général appliqué àhautedy^i n'avaient sur lui aucune prise. De pareils faits, qu'il est bonden^îij naitre, sont très exceptionnels. Il est probable que la douleur de[>eD| d'une activité plus grande dans le processus qui atteint toujours l»j nerfs de la peau ou de la muqueuse à Tendroit où siège le charicrfi Cependant il n'existe pas forcement un rapport exact entre le phecd mène douloureux et la lésion nerveuse. Ainsi, en 4878, j'enlevai q chancre du limbe préputial qui était resté indolent depuis son oriçic jusqu'au moment où la circoncision fut pratiquée, et qui n avait [»n voqué ni inflammation sur la muqueuse préputiale ni aucune aui complication. Je le donnai à examiner à mon savant ami, le d( Cornil, qui trouva sur les faisceaux des tubes nerveux desaltéraii très prononcées : gaine des faisceaux primitifs des tubes nerveui.i sociée et divisée en feuillets minces par des cellules fusiformes c^y plates du tissu conjonctif) et par quelques cellules rondes ; dan< I as rieur même du faisceau, cellules de tissu conjonctif ou de lagaib" Schwann hypertrophiées, et cellules rondes. Tubes nerveux nornuB Quoi qu'il en seit, dans les chancres cachés qui se dérobent à IVv) ration, il ne faut pas que l'élément douleur, en l'absence de autre signe diagnostique plus positif, fasse supposer, dans tous le: l'existence d'un chancre simple, puisque ce symptôme peut s'/vv jusqu'au degré d'une complication dans le syphilome primitif.

Chancres syphilitiques compliqués de gangrène. — Cette ^n complication est beaucoup plus fréquente chez l'homme que i h^i femme. La plupart du temps, en effet, elle reconnaît pour cause imi^ diate une balano-posthite avec phimosis, ou un parapbimosis. M^i l'ai vue survenir aussi sans l'intervention de ces accidents, qui pour effet, de produire, dans les parties qui supportent le néoplasme dans le néoplasme lui-même, une stase vasculaire, une ischémie ti sant par éteindre toute vitalité dans les tissus malades. Les cbanr gangreneux ont pour siège de prédilection, sur la vergis la cour^n du gland. J'en ai observé deux, situés de chaque côté du tiltU venus en même temps, et qui, quinze jours après leur début, s^ tifièrent en masse, de manière à creuser, entre la partie poster.' du gland et la partie antérieure des corps caverneux, deux uraik excavations que séparait le canal de l'urèthre mis à nu dans sa f< tion balanique. La seule cause qu'on put assigner à cette gan-'t^ c'était cinq ou six cautérisations énergiques faites avec le cray t

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