EFFETS DU PROCESSUS GANGRENEUX
nilralc d'argent. Ici, la lésion évolua au grand jour, car Touverture préputiale était large, et il n'y avait ni phimosis ni balano-posthite. Uuel que soit le point de la couronne où ces chancres se développent^ ilsoQt toujours pour résultat de détruire une portion du gland et de le détacher en partie ou en totalité des corps caverneux. J'ai vu cet organe réduit à un moignon presque informe qui ne tenait à la verge queparTurèthre.
Quelquefois, le processus gangreneux se dirige d'avant en arrière et décolle une étendue plus ou moins considérable du fourreau de la verge. 11 se forme, en pareil cas, une tuméfaction dure qui englobe tout Torgane; le tissu cellulaire et la peau se mortifient sur plusieurs points, et même, dans les cas les plus graves, les corps caverneux «)ot menacés, atteints et détruits. Quand le processus les envahit, toute a verge peut tomber en gangrène. C'est ce que j'ai vu dans un cas. '^e diagnostic ne fut pas douteux, puisqu'une syphilis des plus sérieuses alla conséquence de ce chancre gangreneux.
Les choses en arrivent plus rarement à cette extrémité dans le iâflcre syphilitique que dans le chancre mou. Plusieurs patholoîisles seraient même disposés à croire que l'élément chancrelleux ne itit pas défaut en pareil cas, et que ce sont des chancres mixtes qui iroduisent de pareils ravage^. Je puis affirmer qu'il est loin d'en être linsi : dans les cas nombreux que j'ai observés, l'inoculation praiquée avant la gangrène avait été négative. Je ne parle pas de celle pi est faite après, puisque cette complication éteint toute virulence fancrelleuse dans le foyer du mal.
Ces complications gangreneuses peuvent être le résultats d'ulccatioDs qui ne sont ni des chancres simples, ni des chancres syphiliiques. Je les ai décrites sous le nom ^l affections furonculemes et ntkracoïdes dû gland. Le diagnostic présente toujours de grandes difcullés, quand on n'a pas suivi la lésion dans les premières phases de ^n processus. La gangrène, en eflTet, détruit tout et ne laisse, la loparl du temps, aucun vestige pouvant indiquer ce qu'était le point p départ du processus nouveau. Il ne reste que des lambeaux noi- Hres de sphacèle, entourés d'un fossé d'élimination qui bourgeonne t >e cicatrise rapidement. L'adénopathie peut seule nous mettre sur i voie, mais elle manque quelquefois, plus souvent même dans ces >rlosde chancres que dans les chancres ordinaires. Eludions maintenant le chancre gangreneux dans ses rapports avec piraphimosis, la balano-posthite et le phimosis. Ce sont les gros "ancres globuleux, hémisphériques de la rainure et de la couronne, qui
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produisent le plus souvent le parâpbimosis, par suite del'augmentatiTQ de volume qu'ils déterminent en ce point. L'étranglement résulmt de la constriction exercée, en arrière de ces lésions, par le limbe préputial, devenu trop étroit pour être ramené en avant, ne tarde pas à d-^ truire, quand il est prononcé, le peu de vitalité qui existait encore cki^ ces masses, et la gangrène s'en empare. Et, à ce sujet, je ferai remarquer que les chancres balano-préputiaux sont plus prédisposés qof d'autres à la destruction par gangrène. Ne les voit-on pas, par exemple indépendamment de toute cause occasionnelle , tomber en déliquiua se fondre, par le fait de la nécrobiosie qui s'empare de leur partie cea traie ? Mais la gangrène est un processus qui ne se borne pas à àvuquer telles ou telles parties du néoplasme; elle Tenglobe de loat'^» parts, le sépare des parties saines et le réduit à l'état de masse Doi^àl^. informe, au milieu de laquelle on ne trouve aucune trace de la stm ture première. Il y a élimination complète, radicale, du néoplasme [>:.mitif. Toutefois, si l'action hyperplasiante s'éteint dans son prii]r|4i foyer, elle semble se ranimer dans les parties voisines. Les paraj^umosis accompagnés d'accidents syphilitiques primitifs présentent, ci effet, un œdème ordinairement beaucoup plus dur que le simple œdt :r inflammatoire et mécanique. On dirait que, sous Tinfluence des 6^0!^iv^ ou des chancres indurés, une infiltration diffuse de matière plasliqv envahit les mailles du tissu cellulaire préputial et du fourreau.
Dans les chancres syphilitiques gangreneux avec paraphimosis. processus ne se borne pas au néoplasme; il se propage quelqutf's plus ou moins loin dans les parties saines du côté de la base de il verge , et, après avoir détruit une partie du prépuce et entamt ! peau du fourreau, il est possible qu'il attaque aussi les corps cavem*';:! Mais le fait est très rare, et habituellement les dégâts se réduiMu: i la perte du quart, du tiers ou de la moitié postérieure du gland e: i la partie supérieure du prépuce.
Les chancres infectants compliqués de balano*posthite et dephvw^À sont très exposés à devenir gangreneux, pour peu que l'inflammaL de la muqueuse balano - préputiale soit violente. Ici, l'étrangleii^ des parties intervient sans doute, mais pas au même degré que d.ii le paraphimosis. La complication est moins mécanique, plus viul». elle se rattache directement à la phlegmasie, qui peuten ètrcreg^M comme la cause la plus prochaine. Aussi, avant la phase gangren^uvoit-on le prépuce se tuméfier, devenir rouge, luisant, tendu: • écoulement sanieux et sanguinolent révèle lapart active que la mutpr r prend au processus. Les chancres plongés dans cette atmosphère inf- '