‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 199 sur 441 · DTDURATIONS POUVANT SIMULEE CELLE QUI EST SYPHILITIQUE · texte numérisé non relu

DTDURATIONS POUVANT SIMULEE CELLE QUI EST SYPHILITIQUE

lentes peuvent s'y développer, il est indispensable de prêter une attention toute spéciale au diagnostic de leur chanr.re syphilitique. Avant dentrer dans l'étude détaillée qu'exige cette importante question, je dois avertir qu'il existe des indurations factices, artificielles, qu'on [leut créer à volonté. Ainsi les cautérisations avec le nitrate d'argent, nais surtout celles avec le nitrate acide de mercure et l'acide cbromi- |ne, produisent une sclérose locale circonscrite, dure, ligneuse, si emblable au néoplasme primitif que les cliniciens les plus expérinentés pourraient s'y tromper. Donc, chaque fois qu'on se trouve en résence d'une lésion douteuse, il faut demander au malade si elle a té traitée et comment elle l'a été. Sa réponse est-elle affirmative ? l'inwralion perd, jusqu'à nouvel ordre, toute valeur diagnostique. On bit suspendre son jugement ou le faire reposer sur d'autres caracïres. Ces indurations artificielles sont d'autant plus trompeuses, u'elJes résultent d'un traitement hâtif, prématuré, infligé à des lésions eut-èlre insignifiantes, et qui n'ont fait qu'apparaître. Elles s'effacent tt bout de quelques jours sous l'influence d'un traitement antiphloistique, ou bien elles diminuent peu à peu, tandis que l'induration ^creuse augmente constamment pendant les deux premières périofô du processus chancreux. Les effets en sens contraire de cette évoilion respective ne peuvent se juger qu'au bout de quelques jours, ussi faut-il attendre qu'ils soient nettement tranchés pour se pro- Mcer.

Il eiiste sur les organes génitaux des points qui, par leur structure «mective serrée et l'abondance de leurs réseaux capillaires, s'hyperîsienl et s'indurent au moindre prétexte. Une éraillure, une écorure, une simple érosion herpétique, et, à plus forte raison, un ancre simple, ne pourront pas s'y produire sans susciter un travail ^, circonscrit à leur base, qui se traduit par une induration. Cette iuration causerait bien des erreurs de diagnostic si on ne tenait * compte de son caractère en quelque sorte physiologique. C'est au ^ du prépuce et surtout dans la rainure balano-préputiale qu'on bâerve constamment. Sans doute elle n'est pas tout h fait semblable :elle du néoplasme syphilitique, pendant sa période d'état ; mais, nsles premiers jours, eUe pourrait faire croire à une spécificité qui î^iste pas.

Voilà donc deux espèces d'induration, Tune artificielle, l'autre natulle contre lesquelles il faut se tenir en garde. Examinons mainte^ nt les lésions exulcéreuses traumatiques ou érosives qui courent rtout risque d'être confondues avec le chancre. C'est là un des points

398 DIAGNOSTIC DES CHANCRES SYPHILITIQUES GETTi

]a face externe du bras; il présente les caractères habiteinduré , après révolution vaccinale ou dans sa lirrn. - On ne pourrait le confondre qu'avec les ulcératioii> i ^ M. Blot sous le nom de pbagédénisme vaccinal. Les ui constituent ce pbagédénisme sont arrondies, à bord^ i dure, et quelquefois avec engorgement des ganglions av guérissent très vite au moyen de cataplasmes. Le diagi^^'^ barrassant en pareil cas, devra se baser sur la durée et le ; la lésion et rester dans les limites d'une prudente réserve

3* Tronc. — Sur le tronc, les chancres syphilitique^ sauf à la région mammaire qui est un de leurs principaux la région bypogastrique où je les ai fréquemment renconv seins, l'accident primitif pourrait être confondu avecle:^ eczémateuses, les fissures, les aphtes, les tumeurs furoD<papillaires du sein. On se fondera sur ses caractères intriL^ j'ai longuement décrits, sur l'induration principalement patbie polyganglionnaire des aisselles. Aujourd'hui que l syphilitique par l'allaitement est si bien connue, le diagn«^ ' sente que peu de difficultés, car les circonstances étiol J peuvent pas rester ignorées ou méconnues, et, en outre, le< tatîons sont presque toujours possibles. |

Les chancres de la région bypogastrique sont, en généra!. tI ulcéreux. Quelquefois ils ressemblent beaucoup aux chancre- -^ mais ils ne développent qu'une adénopathie indolente r\ '^ glionnaire qui ne suppure pas ; ils sont irréinoculables, et It .: tion, même dans leurs formes graves et envahissantes, s arr i tanément, ou sous l'influence d'une médication spécifique, an I quatre ou cinq semaines.

4* Organes génitaux. — Comme les organes génitaux chei T et chez la femme sont le rendez-vous des trois maladies vêi^': et leur foyer commun ; comme, en outre, d'autres lésions n*

port sexuel n'avait eu lieu depuis la rixe ; il n'était point survenu de lêsjui i ; génitaux.— Quand j'examinai G. pour la première fois, il était au quir.* d'une roséole discrètement papuleusc qui avait fait son apparition ver< »" c'est-à-dire 78 jours après la rixe. Ce laps de temps qui donne à peu prè« e\Ac durée des deux incubations réunies (incubation chancreuse 30 à 3.'« j«iurs : i secondaire 40 à 50 jours), n'établissait-il pas d'une manière certaine, qiit* tion avait été la conséquence du coup de poing sur une bouche souillât* de . queuses? Ajoutez à cela Pabsence de toute autre mode de contagion, !t>s r r la lésion primitive unguéale formant encore une petite tumeur élevée, dur érodée, squameuse, et l'existence d'une adénopathie spécifique très roanifiv creux axillaire correspondant. — Le ganglion épitrochléen était intact.

i^YPBl- .IONS POUVAKT SIMULER CELLE QUI EST SYPHILITIQUE. 399

les câra-: /ent s'y développer, il est indispensable de prêter une atten-

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insignifiantes, et qui n'ont fait qu'apparaître. Elles s'effacent

. . le quelques jours sous l'influence d'un traitement antiphlo-

' ou bien elles diminuent peu à peu, tandis que l'induration

^ ise augmente constamment pendant les deux premières pério-

Tocessus chancreux. Les effets en sens contraire de cette évo-

'' ispective ne peuvent se juger qu^au bout de quelques jours.

lat-il attendre qu'ils soient nettement tranchés pour se pro-

oui-

'^^ 8te sur les organes génitaux des points qui, par leur structure

^ ' îve serrée et l'abondance de leurs réseaux capillaires, s'hyper-

; et s'indurent au moindre prétexte. Une éraillure, une écor-

une simple érosion herpétique, et, à plus forte raison, un

V 3 simple, ne pourront pas s'y produire sans susciter un travail

jrconscrit à leur base, qui se traduit par une induration. Cette

lion causerait bien des erreurs de diagnostic si on ne tenait

œpte de son caractère en quelque sorte physiologique. C'est au

' du prépuce et surtout dans la rainure balano-préputiale qu'on

rve constamment. Sans doute elle n'est pas tout ^ fait semblable

e du néoplasme syphilitique, pendant sa période d'état ; mais,

les premiers jours, elle pourrait faire croire à une spécificité qui

ite pas.

Mlà donc deux espèces d'induration, Tune artificielle, l'autre natu-

coDlre lesquelles il faut se tenir en garde. Examinons mainte-*

i les lésions exulcéreuses traumatiques ou érosives qui courent

oui risque d'être confondues avec le chancre. C'est là un des points

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