‹ Lecons sur les maladies vénériennesChapitre 200 sur 441 · DIAGNOSTIC DES DIFFERENTES YAEIÉTÉS · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DES DIFFERENTES YAEIÉTÉS

d'avoir vu et palpé ces disques une seule fois pour ne plus les oublier. L'induration plus ou moins épaisse conserve toujours une configuraïkt régulière, ovoïde ou circulaire. La sécrétion séreuse qui se fait à »a surface est typique ; elle communique à l'érosion cet aspect vernkî' que ne présente aucune autre lésion des organes génitaux. Enfin, vivent la tache centrale piquetée et à teinte ecchymotique, les zoDr» concentriques de nuances variées qui l'entourent, achèvent de doni*i j la dernière touche à sa physionomie si originale. Quelles que s>iu les variétés que présentent ces chancres, dans leurs dimensions, iia* | la manière dont la néoplasie se distribue au centre ou sur les bort^ pour en faire les formes parcheminées, annulaires, conveie> «i concaves, ou biconvexes et biconcaves , etc., ils sont toujours fâ'i^ à reconnaître. Mais lorsqu'ils irradient autour d'eux des nappes hy{«r* plasiques qui convertissent en œdème dur une grande étendue daihâ, cellulaire; lorsque, sur cette vaste surface, l'exfoliation épidennijt dénude les papilles de la peau comme le ferait un vésicatoire , \^^\ insolite, irrégulier, diffus qu'ils prennent alors pourrait dérouUr t observateur inexpérimenté. Avec un peu d'attentioïi cependant on à* tinguera dans cette néoplasie primitive, que j'appelle érysipéhtev% un ou deux foyers générateurs à indurations plus accusées; et pai aura toujours pour se guider l'adénopathie spécifique. Parmi chancres syphilitiques, ceux qui sont constitués par une masse Dn>p<» sique très volumineuse, arrondie, en demi-sphère, profonde et sou tanée ou sous-muqueuse, présentent rarement des difficultés diaia^ tiques. Tels sont les chancres balano-prépuliaux. Et même, lor^ leur cenlre se nécrobiose, se creuse et s'ulcère, on peut toujours reconnaître à la coque cartilagineuse qui les entoure.

Lœdème dur, qu'on retrouve si souvent à la suite de Tar'-i primitif, a une haute valeur diagnostique. Quand on ne voit }k& lésion, il doit toujours la faire soupçonner. Il se distingue des <h1communs par l'épaississement de la peau, par la rénitence du uv cellulaire sous-cutané, où la partie solide résultant de l'hypertr^ des mailles du tissu cellulaire l'emporte sur la sérosité iofiltrt'*»* , sa durée, par son indolence, par son processus essentiellement ta et chronique , la plupart du temps , et qui ne revêt jamais les ai.ur du phlegmon, même dans les cas où la fonte nécrobiotioque d»-.: la peau et la couche conjonctive sous-jacente.

Lorsque le chancre syphilitique, au lieu de rester plat ou honib^J creuse en cupule , en infundibulum, ou prend la forme dëcidtic^ ulcéreuse, c'est avec le chancre simple qu'il offre le plus de r^^

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